9/10Indochine - Paradize Show Paris

/ Critique - écrit par camite, le 30/01/2004
Notre verdict : 9/10 - Le Paradis, enfin (Ecrivez votre critique)

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Indochine a mis fin samedi 24 janvier à une tournée de deux ans consécutive au succès de l'album Paradize. Deux shows dans une même journée : en fin d'après-midi à Bruxelles et à 23 heures à Paris.

Six heures du matin. Je ne me suis pas levé aussi tôt depuis la journée d'appel à la défense. Plus d'une heure après, j'arrive avec quinze bonnes minutes de retard au point de rendez-vous. Mon chauffeur pour la capitale s'appelle Julie, mes co-voyageuses Mélanie (sa soeur), Stéphanie et Prune. Il parait que le public d'Indochine est à 70% féminin. Respectons les chiffres jusqu'au bout.

Midi passé, le convoi trouve miraculeusement une place non loin du Grand Rex. Direction l'entrée de la salle où des fans immédiatement identifiables attendent depuis l'aube, à en juger par les couvertures de survie et les mines fatiguées. Le reste de la délégation lyonnaise, partie en TGV, squatte depuis dix heures du matin. L'hystérique Isa aux cheveux rouges, Fanny-qui-connaît-tout-le-monde, Gautier le chef de sécurité improvisé... Les portes n'ouvrant qu'à 21 h 30, autant prendre des forces pour la journée. Je traverse la rue pour le McDo d'en face où je croise... Angélique des Diadems. Tout ému, je reviens annoncer la coïncidence à mes camarades qui n'ont visiblement pas la moindre idée de qui je leur parle.

OK Chorale

Au terme de la plus longue attente de ma petite vie, nous pénétrons enfin dans le lieu à l'ambiance féerique, tout en lumières bleutées du plus bel effet. La musique d'Edward aux mains d'argent accompagne l'installation du public avant de céder sa place à la techno de Death in Vegas. Tout le monde crie et applaudit pour réclamer «son» groupe dans une hystérie difficilement descriptible. Les lumières s'éteignent finalement, la chorale belge Scala investit la scène pour trois reprises de Muse, Radiohead et... Indochine. Fred, le claviériste, s'installe derrière les synthés, un bruit de battement sourd retentit, puis s'échappent les premiers accords piano du Grand Secret. Boris (lead guitare) se tient désormais mains dans le dos à droite de la scène. Nicola Sirkis apparaît au centre. Scala remplace Melissa Auf der Maur pour un soir puis Pauline Léonet sur J'ai demandé à la Lune.

Un souffle furieux et rugissant

La chorale se retire alors, Nicola promet : «On sait que certains viennent de très loin et ont tout fait pour avoir des places alors on va faire le maximum». En tout cas, le groupe va s'employer plus d'une centaine de minutes à ne jamais relâcher la pression une seule seconde. Un grand cri, des guitares électriques qui crachent, voici Electrastar, Paradize, Trois nuits par semaine, Punker et Punishment Park dans un souffle rugissant et furieux. Les fans reçoivent ensuite le cadeau de chansons qu'ils ont eux-mêmes choisies : les émouvantes She Night et Je n'embrasse pas puis une version très rock de Savoure le rouge. Suivent un morceau jamais joué en concert (Vietnam Glam), l'énergique Popstitute et bien sûr le medley des tubes eighties. Passée la très dispensable Marilyn, l'éternel L'Aventurier permet à Nicola d'inviter quelques admiratrices à monter sur scène. Les Lyonnais sont alors dignement représentés par Isa qui assistera donc à l'instrumental de fin depuis les coulisses.

Le Paradize Show du Grand Rex aura donc duré deux heures qui n'ont semblé que quelques minutes, tant le groupe aura su capter le trop plein d'hormones de son public moderne et définitivement rock n'roll. Même sans ses joli-i-i-i-ies ritournelles genre Tes yeux noirs, Indochine tient parfaitement le choc. Mieux, il le provoque.

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