Zone Libre, Casey et B. James à l'Épicerie Moderne

/ Compte-rendu de concert - écrit par nazonfly (), le 12/04/2011

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Un public chaud bouillant. Un groupe très en forme. Il n'en fallait pas plus pour que le concert de Zone Libre, Casey et B. James à l'Épicerie Moderne soit une bonne claque, malgré une fin qui se termine en eau de boudin.

Depuis 2005, l'Épicerie Moderne est l'un des hauts lieux des nuits musicales lyonnaises. Étrangement nous n'avions pas encore eu l'occasion d'assister à un concert dans cette salle. C'est désormais chose faite avec la venue de Zone Libre, Casey et B. James dont l'album, Les contes du chaos, est sorti en début d'année.

Psykick Lyrikah


DR.
Mais avant le groupe tant attendu, c'est Psykick Lyrikah qui ouvre le bal avec une musique mélangeant rap et rock dans une salle réduite de moitié mais pourtant à moitié vide ! À la gratte on trouve Olivier Mellano, aux scratchs, à la programmation et à la basse c'est Robert le Magnifique et au chant Arm. Et c'est une bien belle découverte que ce groupe originaire de Rennes. Certes on peut regretter que les paroles de Arm soient difficilement compréhensibles sur scène même à un mètre de lui mais il est incontestablement habité par la musique et son flow lent emmène rapidement le public. D'autant plus que la guitare accompagne très bien le rappeur et, vous pouvez le croire, Robert le Magnifique n'est pas en reste. L'album de Psykick Lyrikah, Derrière moi, vient à peine de sortir et semble être bien intéressant. Un bien bon groupe pour chauffer la salle pour Zone Libre, Casey et B. James.

Zone Libre, Casey et B. James

Tandis que la majeure partie du public attend dehors, Zone Libre installe
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tranquillement ses instruments, Marc Sens sort sa perceuse, Serge Teyssot-Gay partage quelques mots avec un mec du public. Quand le groupe revient, c'est sous les vivats de l'audience. Évidemment, c'est surtout le dernier album qui est à l'honneur puisque seuls E.L.S.A., Une tête à la traîne, Purger ma peine et La chanson du mort-vivant sont issus de L'angle mort. Pourtant, même si Les contes du chaos est moins percutant que L'angle mort, le concert ne pâtit vraiment pas du déséquilibre. Car c'est un rock abrasif et des flows impressionnants qui agressent le public et le laisseront pantelant, épuisé à la fin d'un concert sans temps mort. À dire la vérité, Zone Libre semble presque en retrait derrière les deux rappeurs : B. James d'abord assez froid, une main dans la poche, devient de plus en plus présent au fil du concert allant même jusqu'à se lancer dans des petits pas de danse que nous qualifierons de croquignolets. Casey n'a pas besoin de secondes de chauffe pour occuper la scène comme personne : Casey danse, Casey se remue, Casey fait de l'air guitar, Casey sourit, Casey rugit. Son charisme attire tous les regards au détriment des autres membres du groupe : à part B. James, seul Serge Teyssot-Gay parvient un peu à se montrer.

Quant au public, il est chaud bouillant, hurlant avec le groupe, headbangant comme un fou, pogotant même sur quelques titres. Un public qui ne peut en croire ses oreilles quand Aiguise-moi ça sonne la fin du concert. Il aura beau brailler, frapper dans ses mains pendant un bon quart d'heure, le groupe ne reviendra pas pour un rappel qui s'annonçait pourtant comme une incroyable déferlante. C'est donc sur un sentiment mitigé que se termine cette soirée : Zone Libre, Casey et B. James avaient franchement l'air enthousiasmés par l'énergie de la foule mais sans doute qu'avoir un concert le lendemain à plus de 300 bornes n'était pas propice au rappel.

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