2/10Tokio Hotel - Schrei so laut du kannst

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 21/04/2007
Notre verdict : 2/10 - Vents périodiques (Ecrivez votre critique)

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Le premier album de Tokio Hotel s'appelle Schrei, soit « cri » en français. Et des cris, les jeunes membres du groupe en poussent beaucoup pendant presque une heure. Un peu comme les t.A.T.u., mais sans l'originalité des voix de Elena Sergeevna Katina et Yulia Olegovna Volkova, et surtout sans le talent de composition du producteur Trevor Horn. D'ailleurs, il semblerait que le chanteur de Tokio Hotel, Bill Kaulitz, veuille ressembler à Yulia, la chanteuse brune de t.A.T.u. Bon ok, il s'est fait explosé un pétard dans ses cheveux, mais ça n'est que pour être plus ridicule et tête à claque. Car oui, comme si leur musique n'était déjà pas assez insupportable car ultra surfaite et grossière, leur look atteint des sommets de médiocrité. Habillés streetwear, avec parfois des tendance vers le style gothique, les quatre membres mériteraient d'être sévèrement grondés par leurs parents. Mais ce n'est rien à côté des tonnes de rimmel, des piercings, des casquettes, des dreadlocks et autres implants capillaires qu'ils arborent. Sans parler des attitudes « air de chiens battus » dans les clips, des regards langoureux, des postures de torturés à consoler, etc.

Du « métal méchant »

Né entre 1987 et 1989, Bill Kaulitz (chanteur), son frère jumeau Tom Kaulitz (guitariste), Gustav Schäfer (batteur) et Georg Listing (bassiste), ont visiblement grandi dans un très mauvais environnement métal. Un climat musical particulièrement pauvre où les influences tendent davantage vers les plus mauvais groupes pour teenagers américains plutôt que vers leurs aînés Rammstein. Sur 17 titres, dont deux versions instrumentales des singles Schrei et Durch den Monsun, les quatre membres s'énervent dans un néant artistique. L'impression de déjà entendu est permanente et l'on s'étonne que dans cet ensemble minable, il y ait un titre qui sorte du lot. En effet, il faudrait être mauvaise langue pour ne pas admettre que Durch den Monsun constitue une bonne chanson. « Traverser la mousson » en français, rassemble une belle mélancolie qui aurait pu être quasi parfaite si seulement le groupe n'avait pas décidé en fin de chanson de retomber dans ses défauts de vouloir faire du « métal méchant ». Face au reste de l'album, cette plage fait figure de chef-d'oeuvre et mérite presque ses milliers de passage à radio. Passé cet égarement réussi, l'écoute du deuxième album Zimmer 483 nous montre l'absence totale de talent du groupe.

Si les Tokio Hotel sont si énervants, c'est aussi parce que leur musique rencontre un succès monstre. Une réussite qui a eu le malheur de passer le Rhin et de séduire un public de jeunes français (et françaises surtout) en mal d'idoles improbables. Car s'ils voudraient rassembler à Placebo, System Of A Down et Green Day, les quatre allemands ne sont évidemment qu'une mode. Un pur produit de consommation bref, jouissif pendant un court instant pour des jeunes oreilles non éduquées, qui se foutront dans quelques années de ce groupe allemand bien mauvais qu'elles écoutaient parce que c'était cool et que tout le monde le faisait. En attendant ce jour, Bill, son frère et ses potes doivent passer du bon temps auprès des dizaines de milliers de groupies prêtent à tout pour pénétrer dans leurs vies de jeunes artistes...


Tokio Hotel - Schrei so laut du kannst
01. Schrei
02. Durch den Monsun
03. Leb' die Sekunde
04. Rette mich
05. Freunde bleiben
06. Ich bin nich' ich
07. Wenn nichts mehr geht
08. Lass uns hier raus
09. Gegen meinen Willen
10. Jung und nicht mehr jugendfrei
11. Der letzte Tag
12. Unendlichkeit
13. Beichte
14. Schwarz
15. Thema Nr. 1
16. Schrei (Acoustic Version)
17. Durch Den Monsun (Unplugged Version)

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