Nova Twins - Concert au Transbordeur - 12 mars 2020

/ Compte-rendu de concert - écrit par nazonfly (), le 14/03/2020

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Toutes les salles de concert ferment leur porte. Chronique d'un dernier concert avant longtemps avec le show incandescent des Nova Twins.

Il y a parfois des bugs dans la matrice, des petits instants de déconnexion qui font que l’on se demande comment on a pu être aussi négligents. C’est ainsi que jeudi soir, l’un de ces étranges bugs me faisait confondre le Ninkasi Kao avec le Club Transbo où devaient se produire Nova Twins et leur premier partie, Imparfait. Je ratais donc malheureusement le groupe français qui, au contraire de leur nom, semblait parfait pour ouvrir pour les Londoniennes.

Une fois le temps rattrapé, après avoir fait rugir moteur mécanique et jambes et coeur organiques le long des avenues lyonnaises, je me retrouvais donc dans le Transbordeur ou, plus exactement, au Club Transbo, la “petite salle” à la jauge de 600 places, ce qui est franchement étonnant au vu de la qualité du premier album du groupe Who are the girls ? comme de leur prestation au Hellfest 2019. Est-ce que le groupe manque de notoriété ou serait-ce par la peur du coronavirus ? Difficile de trancher. Toujours est-il que c’est dans une atmosphère intimiste que commence un concert de feu et de flammes. Les Nova Twins débutent leur set par Devil’s face, l’un des brûlots imparables de Who are the girls ? avec son riff dévastateur qui est une première grande claque. Le public n’est pas présent en nombre et a un peu de mal à se lâcher même si les têtes se secouent et que les pieds battent devant la prestation scénique incroyable de la magnétique chanteuse Amy Love qui aimante tous les regards tandis que Georgia South et sa basse restent largement dans l’ombre.


Une bassiste de glace DR.

Mais ces mouvements sympathiques du corps ne sont sans doute pas assez pour les Nova Twins qui demandent au public de se scinder en deux pour effectuer un Wall of Death. Oui, même à une quarantaine de pélos. Ce Wall of Death semblera vraiment lancer le concert aux spectateurs un peu trop spectateurs. À partir de là, une véritable communion se tissera entre le groupe et l’auditoire qui passera tous les clichés du metal : pogos, circle pit et même le classique “je m’accroupis et je saute”. Nova Twins ne s’arrête en tout cas pas du tout et embrase la scène tirant les notes comme des balles et jetant les éructations à travers la face du public. Les titres les plus percutants comme Devil’s face ou Taxi explosent et démolissent tout sur leur passage avant que les deux filles (et leur batteur !) reviennent pour un rappel attendu par tous : Vortex pulvérise tout mais la folie devient palpable avec un Bassline b*tch qui reste évidemment le titre phare de Nova Twins. Et c’est avec un Undertaker qui mettra tout le monde d’accord que le concert, court, toujours trop court, s’achèvera avec l’immense sourire des Nova Twins et de leur public.


Une chanteuse de flammes DR.

Si l’épidémie de coronavirus devait durer ad vitam aeternam et que tous les concerts soient annulés à tout jamais, le concert des Nova Twins restera donc un concert exceptionnel de fin du monde. Mais comme ce virus n’est pas éternel, on espère bien vite revoir les deux Londoniennes pour d’autres prestations aussi abrasives !

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