8/10Metallica - Death magnetic

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 13/09/2008
Notre verdict : 8/10 - Comme au bon vieux temps (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 48 réactions

Death magnetic revient clairement aux sources de Metallica, en ajoutant des éléments des trois derniers, tellement décriés. Une bonne surprise.

Difficile de ne pas faire le fanboy de base quand sort un nouvel album de Metallica. Il faut dire que la sortie de Death magnetic était savamment orchestrée. La future pochette, ainsi que le nom de l'album, ont été dévoilés en avant-première sur le site du groupe petit à petit. Un site événementiel, Mission Metallica, a même été développé pour permettre aux fans d'avoir en exclusivité des bouts de chansons, des vidéos de la vie du groupe en studio. Pour terminer, l'album était disponible en version spéciale comprenant l'accès la partie privée de Mission Metallica, la pré-commande de l'album et le téléchargement de celui-ci, 24h avant la sortie officielle. Et, cerise sur le gâteau, un magasin de Paris a mis, par erreur (?), en vente l'album une semaine avant. C'est ainsi que les plus impatients auront pu découvrir l'album avant même les fans qui avaient payé le coffret de l'album. Il faut dire que 5 ans (déjà !) ont passé depuis le très décrié St Anger. C'est donc dans une impatience fébrile que je déballais le paquet pour découvrir ce nouvel album.

Un a priori favorable 

Première constatation : contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre après avoir découvert les aperçus saupoudrés par le groupe, la pochette du digipack est magnifique. Une forme de cercueil (de plus ou moins bon mauvais goût) est découpée dans la couverture, entourée par des lignes de champs magnétiques. Deuxième constation : le sigle du groupe est de retour après avoir été abandonné pour Load, Reload, S&M et St Anger. Comme au bon vieux temps. Au dessous un Death magnetic d'argent pour illustrer le titre de l'album. Le livret est vraiment très beau, chaque chanson est illustrée par une belle image en niveaux de gris avec toujours cette forme oblongue qu'on retrouve en tant que lumière divine, chair d'animal écorché ou bouche hurlante. Le CD, lui, est blanc et argent, sobre. Il est grandement temps de le mettre dans la platine avec un peu d'appréhension.

Déluge de guitares 

Quelques notes de guitare s'égrainent sur un coeur qui bat. La batterie prend le pas lançant réellement l'album qui démarre sur des chapeaux de roue, propulsé par des guitares tronçonnantes. La voix de James crache les paroles à toute vitesse, les jette dans une course éperdue. Comme au bon vieux temps. That was just your life marque d'emblée la couleur de l'album, comme l'enfant de Kill'em all ou Master of puppets avec St Anger. Les titres sont pour la plupart ultra-rapides, The end of the line, Broken, beat & scarred, All nightmare long ou encore My apocalypse, au tire clin d'oeil au passé de ceux qu'on appelait les 4 Cavaliers, laissent l'auditeur exténué. On attend de découvrir ces morceaux en live ! Mais surtout ce qui satisfait le fan des débuts de Metallica, c'est bel et bien le retour des solos, tellement présents qu'on en ferait presque une overdose. C'est simple, tous les titres de Death magnetic ont ce pont/solo rempli de notes de guitares qui surgit en plein milieu des chansons. Quand ils ne se terminent pas par un tsunami de guitares qui assaillent l'auditeur, comme dans The day that never comes (l'un des tous meilleurs titres) au début pourtant plutôt typique de la période Load/Reload.

Quelques coups de mou tout de même 

On pourrait en fait jouer des heures à retrouver des similarités entre les précédents albums et Death magnetic. L'envol de Suicide & Redemption, une chanson instrumentale comme au bon vieux temps, rappelle immanquablement celui de Fade to black, et on s'imagine déjà sous les étoiles qui pointent leur nez, en jouissant avec un plaisir onanique de ces quelques notes. Quelques titres cependant peinent malheureusement à convaincre. Cyanide s'endort un peu au bout de quelques minutes malgré un riff marquant perdu dans le morceau. The Judas kiss manque singulièrement de rapidité. Sans doute sommes-nous devenus très exigeants avec la musique de Metallica...

Death magnetic sonne finalement plus comme la digestion aboutie de plusieurs décennies de musique que comme un retour aux sources. Mais les riffs imparables (ahhh The day that never comes), comme les purs moments de bonheur (ahhh l'intro de The unforgiven III), font de cet album si ce n'est l'album du siècle, du moins une bonne surprise.

 

Metallica - Death magnetic

01.  That was just your life
02. The end of the line
03. Broken, beat & scarred
04. The day that never comes
05. All nightmare long
06. Cyanide
07. The unforgiven III
08. The Judas kiss
09. Suicide & redemption
10. My apocalypse

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