2/10Limp Bizkit - Greatest Hitz

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 11/11/2005
Notre verdict : 2/10 - Pour le fan et bien d'autres (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 5 réactions

Limp Bizkit n'échappe pas à l'effet de mode et sort lui aussi son best of après les Korn, Marylin Manson ou autres Offspring. Dénommé Greatest Hitz, cet opus peut être considéré comme ce qui se fait de pire en termes de programmation et d'originalité. C'est simple, Limp Bizkit a repris tous ses singles en les mettant dans l'ordre chronologique de parution en oubliant au passage le petit dernier de The Unquestionable Truth. Seuls le pop metal Build a bridge paru sur Results may vary et trois inédits honteusement calmes viennent se rajouter aux singles.

Le fan du groupe de Jacksonville n'aura absolument rien à se mettre sous la dent, le disque étant avant tout destiné à tous ceux voulant les découvrir, d'où la profusion de pistes tranquilles. Mais du Limp Bizkit calme n'est pas du vrai Limp Bizkit et si le groupe avait voulu nous montrer de ce qu'ils ont réalisé de mieux, la track-list aurait été totalement différente.

Ce Greatest Hitz commence tout de même de la meilleure façon avec Counterfeit et Faith tout droits issus de la tuerie Three Dollar Bill Y'all. De quoi faire prendre leurs jambes à leur cou à tous les amateurs du Bizkit pop qui relâcheront ce CD après l'écoute de ces titres d'une puissance et surtout d'une agressivité rarement égalées. Mais où sont passés les Pollution, Stuck et autres Nobody loves me ? Le disque enchaîne sur la plus qu'efficace triplette Nookie / Break stuff / Re-arranged de Significant Other. Difficile de faire de meilleurs singles entre un hymne rap metal génial, un morceau agressif parfaitement formaté et le hit single Re-arranged. C'est au tour de N2 gether now, chanson rap chantée en duo avec Method man que je n'ai jamais pu écouter jusqu'au bout. Place ensuite aux titres de Chocolate Starfish and the hot dog flavored water (quel nom débile), cinq au total et pas toujours du même niveau. Take a look around, reprise néo-metal du thème de Mission impossible ouvre les hostilités avec efficacité, vite repris par le très jumpant My generation. Cela se gâte à l'écoute de Rollin' et My way, titres purement formatés pour vendre. C'est le moment d'apprécier Boiler, titre atmosphérique, puissant et innovant qui tranche totalement avec ce à quoi ils nous avaient habitués jusqu'alors. On continue sur Results may vary et l'efficace Eat you alive (efficace est d'ailleurs le maître mot du groupe) pour poursuivre sur le navrant Behind blue eyes et le facile Build a bridge. Restent à voir les trois inédits, seul véritable intérêt de ce best-of que l'on connaît déjà par coeur et c'est la consternation. Why, Lean on me et Home sweet home / Bittersweet symphony sont véritablement navrantes, lentes, mielleuses et sans aucun intérêt. Le groupe a pourtant en réserve de bons titres comme Crack addict mais qui aurait sûrement gâché cette fin d'album en berceuse.

On pensait Limp Bizkit de retour après le rageur The Unquestionable Truth et les voilà qui repartent dans leur travers en sortant un best-of totalement aseptisé. Seulement deux chansons de Three Dollars bill Y'all et aucune du dernier, on peut difficilement faire pire. Comme en live, ils ont l'air d'oublier leur premier album qui est largement leur meilleur. Il n'empêche que ce best-of comporte de sacrés hits que le gamin de 13 ans qui ne connaît pas LB pourra apprécier. Le connaisseur le mettra en revanche à la poubelle. En plus la couverture est moche.

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