9/10The Heavy - The glorious dead

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 06/09/2012
Notre verdict : 9/10 - Rois de l'âge préhistorique (Ecrivez votre critique)

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Quand un groupe nomme son album The glorious dead, quand un groupe intitule deux de ses chansons Can't play dead et Big bad wolf, quand ce même groupe ouvre son album avec un extrait d'un vieux film des années 60 (The She Beast « Deadlier than Dracula, wilder than the Werewolf, more frightening than Frankestein »), ce groupe part forcément avec un a priori très positif. Ce groupe-là s'appelle The Heavy et nous présente leur troisième opus, The glorious dead.

À la gloire des morts !

The glorious dead est un album étonnant et, à vrai dire, assez génial. Outre son
Oh un format de photo original.....
ambiance de films horrifiques portée notamment par les titres Can't play dead, The lonesome road ou Same ol', il plonge dans l'histoire de la musique rock américaine (surtout des années 50 et 60 du reste) avec un certain délice, un comble pour un groupe britannique ! Curse me good mélange de la teenage song des fifties avec un aspect gospel marqué, le tout enrobé dans une rengaine sifflée plutôt imparable. Just my luck s'évade dans une direction complètement différente en combinant le punk le plus échelé et de la surf music à la Dick Dale (rappelez-vous le Misirlou de Pulp fiction, c'est lui) pour un résultat complètement détonnant.

Le grand méchant loup

Si l'on s'égare parfois du côté des vieux slows des années avec plus (la très sensuelle Blood dirt love) ou moins (Be mine aux gros beats sans finesse) de bonheur, c'est dans la musique noire américaine que lorgne The glorious dead : les cuivres de Big bad wolf ramènent forcément au blues de Screaming Jay Hawkins, l'interpète intemporel de I put a spell on you, tout comme le groove et les chœurs de The lonesome road ont quelque chose d'indubitablement
La classe am... euh anglaise
afro-américain. Don't say nothing enfonce le clou grâce à un funk inspiré mâtiné de rock.

Paye tes basses

En sus de ça et d'une dose de hip-hop sur Big bad wolf (apparemment le grand méchant loup est tendance après le Big bad wolf de Duck sauce et celui de Lana Del Rey... dans des registres complètement différents), The Heavy se permet de manier la basse avec fureur (Can't play dead), parfois associée à une guitare saturée (What makes a good man ? que nous qualifierions sans honte de Sapian queens of the stone age). Ils atteignent même une sorte de zénith épique et grandiloquent avec le massif Same ol', véritable bulldozer qui écrase tout sur son passage.

 

À la lecture de ces quelques lignes, vous aurez pu vous rendre que sur Krinein on a franchement kiffé The glorious dead qui sait puiser l'essence même de la musique des années 50 et 60 (et des films d'horreur!) pour en extraire la moëlle et nous concocter un mets des plus goûtus. The Heavy, c'est bon, mangez-en !

En écoute What makes a good man ?

The heavy – The glorious dead

01. Can't play dead
02. Curse me good
03. What makes a good man ?
04. Big badwolf
05. Be mine
06. Same ol'
07. Just my luck
08. The lonesome road
09. Don't say nothing
10. Blood dirt love stop

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