7.5/10Dutronc (Thomas) - Comme un manouche sans guitare

/ Critique - écrit par juro, le 23/02/2008
Notre verdict : 7.5/10 - La révolution des saucisses est en marche (Ecrivez votre critique)

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Dutronc, un nom lourd à porter après les icônes que furent le père (Jacques Dutronc) et la mère (Françoise Hardy) de Thomas. Un prénom commun qu'il convient de forger dans ce milieu du spectacle musical. Un avis ici même sur la question.

Dutronc, un nom lourd à porter après les icônes que furent le père (Jacques Dutronc) et la mère (Françoise Hardy) de Thomas. Un prénom commun qu'il convient de forger dans ce milieu du spectacle musical. Après des débuts relativement anonymes en tant qu'acteur et compositeur, voici Comme un manouche sans guitare, premier album solo d'un artiste qui s'est longtemps cantonné dans une musique de spécialiste : le jazz. Et de belle manière. Son parcours reste obscur aux yeux et oreilles des profanes mais cet opus laisse entrevoir beaucoup de bonnes choses...

Thomas Dutronc plus blanc que blanc
Thomas Dutronc plus blanc que blanc
Entre humour pince sans rire made in Dutronc, propos personnels, textes léchés sur des mélodies aux influences jazzy et pop, la chanson française découvre un nouvel arrivant bourré de charme et de classe. Si son idole est Django Reinhardt, Thomas Dutronc emprunte à divers genres pour réaliser un album accessible, assez éloigné des références pointues qui lui sont propres. Comme un manouche sans guitare n'est pas une vulgarisation du jazz à outrance mais l'artiste n'abandonne pas du tout ses amours en offrant de nombreuses plages musicales vierges de paroles (September song, Veish a no drom, China boy). Ce petit air rafraîchissant marque une rupture avec le reste d'un album écrit avec classe où rimes et jeux de sons parsèment des mélodies inhabituelles avec une instrumentation riche mais pas surjouée.

Nombreux sont les titres chantés qui se retiennent comme de bonnes chansons pop (Jeune, je ne savais rien, J'aime plus Paris, Comme un manouche sans guitare). Une belle métaphore rigolote sur l'argent tout puissant avec N.A.S.D.A.Q. et un côté sensible et personnel dévoilé avec l'excellentissime Les frites bordel, véritable titre live où les émotions se mélangent à une vitesse incroyable entre rires et larmes. Le facétieux Thomas se permet même quelques plaisanteries avec une « malus track » se présentant comme un témoignage cru de son quotidien de « fils de ». Seul Je les veux toutes laisse une impression mitigée.

Nostalgie, humour, bonne musique, doigts de fée à la guitare, Thomas Dutronc possède beaucoup d'arguments pour plaire. Premier album solo réussi dans lequel on découvre plusieurs facettes d'un personnage haut en couleurs. Concluons sur : "à mort le haricot, vive la choucroute, ni dieu ni maître mais des frites bordel". Comprendra qui voudra...

Thomas Dutronc - Comme un manouche sans guitare
01 - Jeune, je ne savais rien
02 - Solitaires
03 - J'aime plus Paris
04 - Veish a no Drom
05 - September song
06 - J'suis pas d'ici
07 - N.A.S.D.A.Q
08 - Je les veux toutes
09 - Les frites bordel
10 - Le Houdon Jazz Bar (malus track)
11 - Comme un manouche sans guitare
12 - China Boy
13 - Viens dans mon île
14 - Canzone per Maria

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