7.5/10Dawn to dusk, un premier (bon) album pour The Dedicated Nothing

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 01/10/2014
Notre verdict : 7.5/10 - Biarritz en mode bicolore (Ecrivez votre critique)

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Dawn to dusk, de l'aube au crépuscule, le premier album de The Dedicated Nothing en chronique sur Krinein !

Après l'EP Running away dont nous vous avions fait part en février 2013 (le lien c'est par ici), The Dedicated Nothing revient avec un album entier, Dawn to dusk. Un album compact qui en 10 titres et 35 petites minutes assoit le groupe comme une valeur à suivre du rock français qui chante en anglais.

Running awayyyyyyyyy

À l'époque de Running away, nous faisions des gorges chaudes du titre éponyme qui valait « toutes les sombres pépites » avec « une voix lancinante qui nous prend, nous emporte avec elle comme pouvait le faire celle de Ian Curtis de Joy Division ». Près de deux ans après, nous ne renions aucun mot de cette critique : par cette voix et un riff magistral, Running away est toujours un morceau mémorable, une pépite qui emmène dans son sillage les autres pyrites de l'album. Des pyrites ? Oui car on ne saurait décemment qualifier les 9 autres morceaux de pépites. La pyrite a parfois été confondue avec l'or si bien qu'on lui donne aussi le nom d'or des fous, même si elle contient un peu de métal doré. Du coup c'est un qualificatif qui peut plutôt bien seoir à Dawn to dusk même s'il ne faut heureusement pas être fou pour apprécier l'album.


DR.

 

Mind love et Leaving you

En fin d'EP, on regrettait un certain manque de folie, un reproche que l'on pourrait à nouveau faire à l'opus en entier dont la plupart des titres échouent à un poil de rien à la catégorie supérieure au bassement sympathique. Car, oui, ces titres sont éminemment sympathiques : on y secoue gentiment la tête, on tapouille du pied, on ondule vaguement des épaules, on sourie un peu bêtement mais on ne ressent pas d'élan enflammé sauf sur quelques passages bien précis : un bout de riff sur You want to know, une voix aux accents punk sur When we were kings, la première minute de Hopes qui nous aura fait espérer du meilleur. Il faut quand même signaler que deux titres s'en sortent avec les honneurs : Mind love et Leaving you. Le premier marche sur une corde raide entre sombre douceur et explosion maîtrisée : rien de tel pour nous satisfaire. Le second joue la carte d'un indie rock échevelé et foutrement bien bandant : il fait partie de ces titres qui doivent indéniablement mettre le feu en concert !

Finalement le seul problème de Dawn to dusk est qu'il contient un titre exceptionnel, véritable tube en puissance (Running away, faut-il encore le préciser?), ce qui fait que l'on attend beaucoup des autres morceaux qui, à quelques exceptions près, ne sont pas du même niveau. Mais c'est sans doute faire la fine bouche puisque Dawn to dusk reste un album à découvrir et à écouter ! Et à aimer bien sûr.

Point fort : Running away, Running away, Running away et aussi Running away.

Point faible : quelques morceaux tout juste bons.

La critique en 140 caractères : Une pépite et de beaux morceaux de pyrite.

En écoute Love me girls

The Dedicated Nothing – Dawn to dusk

01. When we were kings
02. You want to know
03. Running away
04. Love me girls
05. Dawn to dusk
06. Hopes
07. Lolita
08. Mind love
09. Leaving you
10. Stand with me

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