Résumé
Le groupe s'est toujours arrangé pour apparaître où on ne l'attendait pas : précurseur du dub au milieu des 90's quand le genre était parfaitement inconnu en France, sobre et aérien quand les pairs avaient tendance à empiler les couches, soudainement électronique quand leurs fans ne juraient plus que par leur son très organique, et récemment de retour au dub originel quand on les croyait définitivement basculés dans le rock. Alors bien entendu, vous devinez que ce n'est pas parce que leur huitième album s'appelle « Electric Soul » qu'il faut y chercher un quelconque hommage à Aretha Franklin ou Al Green. Ça serait beaucoup trop simple. Non seulement ce disque n'est pas particulièrement soul, mais il n'est même pas le plus électrique de leur carrière. En revanche, il a indéniablement une âme, qui irradie les neuf morceaux du tracklisting. Cette âme, c'est un son. « Electric Soul » rend hommage à un certain passé (le dub du On-U Sound d'Adrian Sherwood, la new wave 'jamaïcanisée'), s'inscrit dans un présent relatif (les meilleurs travaux de Roots Manuva) et regarde effrontément vers l'avenir.
La critique de Krinein
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