8/10Vieilles Charrues - Edition 2005 : 23 juillet

/ Critique - écrit par Loic, le 14/10/2005
Notre verdict : 8/10 - Deuxième jour (Ecrivez votre critique)

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Après une journée marquée par les concerts de Deep Purple et de Ghinzu, voici la deuxième journée de ce festival.

A une journée près, Jane Birkin aurait pu chanter à juste titre La gadoue, qui aurait très certainement été l'hymne de cette deuxième journée de festival, la pluie s'étant malheureusement invitée toute la journée, transformant le champs de poussière de la veille en une véritable porcherie. Les sacs plastique, les bouteilles et les verres vides jonchent un sol boueux à souhait.
Mais cela ne viendra pas (trop?) plomber le moral des festivalier, présent en nombre dès l'ouverture des portes, pour le concert de Laetitia Sheriff.
La nouvelle coqueluche de la presse française, que l'on a pu voir entre autre dans l'émission la musicale de canal plus (et le soir même en directe dans l'émission de la toute nouvelle France 4 présentée par Ray Cokes) a eu la lourde tache d'ouvrir cette deuxième journée de festival, sur l'une des deux grandes scènes des Vieilles Charrues.
La chanteuse bassiste, accompagnée de son groupe, bien qu'assez intimidée par une si grande scène lors des premières chansons, prendra de plus en plus confiance en elle, et ravira un public de curieux, notamment grâce à une reprise de Nighclubbing d'Iggy Pop.
Le jeu des conférences de presse me fera rater les concerts de Ridan et une bonne partie de celui de Devendra Banhart Band, qui se moquera gentiment d'Oasis, à la fois en concert et en conférence de presse (qui ressemblait plus à un joyeux bordel musical qu'a une séance d'interview).

Après, c'est au tour d'Amadou et Mariam d'investir la grande scène, pour nous donner un peu de chaleur en provenance d'Afrique dans la grisaille et la pluie bretonne. Le succès de leur disque un dimanche à Bamako en fait la curiosité de ce festival, et leur mélange de musique traditionnelle africaine et de musique moderne, incluant le trio rock par excellence guitare basse batterie a fait l'unanimité parmi le public.

Apres la conférence de presse de Mickey 3d, direction la scène Xavier Grall, pour assister aux dernières chansons de La Phase, et je regrette de suite de ne pas avoir pu assister a tout le concert. Sur scène, La Phaze est véritablement énorme. Peu de groupes arrivent à mélanger beaucoup de genre pour obtenir finalement quelque chose de cohérent. Et La Phaze mélange avec succès rock, punk, jungle, ragga... Même si leurs musiques n'ont que peu de chose en commun, La Phaze fait penser a Freedom for King Kong: Ambiance festive, esprit revendicateur, et surtout énergie débordante sur scène. En seulement trois chansons, La Phaze vient de gagner un fan supplémentaire.

La conférence de presse de Louis Bertignac et de The Kills ayant lieu en même temps que le concert de Mickey 3d, je ne verrais que la dernière chanson de ces dernier, la reprise de j'ai demandé a Lune d'Indochine (cette chanson ayant et composé par Mickey, est ce vraiment une reprise?).
Comme à son habitude, Mickey 3d s'éloigne de l'originale et booste la chanson à base de grosses guitares rock.

Revenu sur le devant de la scène grâce au succès du disque de Carla Bruni, Louis Bertignac venait défendre ce soir son nouvel album, dont les textes ont été écrit par l'ancien mannequin. Son concert fut très bon, mais comme on pouvait l'imaginer, les point d'orgue furent les reprise de Téléphone, les tube Cendrillon, et un autre monde, dernière chansons du concert, que Louis commença la clope au bec, laissant le soin au public de chanter lui même les paroles archi connues. En voyant l'engouement du public devant ces tubes de Téléphone, on ne peut que regretter que la tentative de reformation de l'un des plus grands groupes de rock français ait échoué.

23H10, grande scène, voila venu le groupe que j'attendais au tournant, Iggy and the Stooges. Après avoir reçu une grosse claque au Zénith de Paris il y a deux ans, j'étais curieux de revoir le groupe sur une grande scène.
Iggy est annoncé par le présentateur Ray Cokes. Le concert sera retransmis en direct sur France 4. Comme on pouvait s'y attendre, Iggy sera moins déchaîné qu'il y a deux ans. Pas de strip tease, pas de slam, l'iguane se retient. Ne crachons quand même pas dans la soupe, le concert est néanmoins très bon, Iggy invite des personnes du public a se déchaîner sur scène lors de No Fun, mais le contact avec le public est plus difficile en plein air devant 50 000 que dans une salle de 6000 personnes. Quoi qu'il en soit s'est un véritable bonheur de revoir en live les chansons mythiques comme No Fun, Funhouse, 1969 et surtout I wanna be your dog, par deux fois, comme lors du concert du Zenith.

Apres Iggy, c'est au tour du couple de The Kills de jouer. Comme ils nous l'ont confié en conférence de presse, ils préfèrent jouer sur de petites scènes. Et vu du public, il est vrai que la deuxième grande scène du festival semble bien vide avec uniquement deux personnes. Le showcase que le groupe a donné dans l'espace presse, devant les cameras de France 4 m'aura beaucoup plus plu, et c'est avant la fin du concert que nous quitterons le festival, sans voir Vitalic, programmé décidément beaucoup trop tard.

Nous tenons à remercier les organisateurs du festival, qui nous ont permis de couvrir cet événement et qui mettent à notre disposition ces photos.

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