6.5/10Two Door Cinema Club - Beacon

/ Critique - écrit par Carlitolindo, le 09/09/2012
Notre verdict : 6.5/10 - Les Irlandais produisent de l'electricité (Ecrivez votre critique)

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Bonjour à tous Krinautes ! On y est c’est la rentrée pour la plupart des étudiants français mais c’est aussi celle du monde musical qui a eu cette saison comme à son habitude la main lourde sur l’utilisation de la fameuse « chanson d’été » si recherchée... On a pu recevoir de ce fait de grosses injections par la carotide de zouk, créole mélangé à de pauvre beats électro ou des torsions synthétiques à vomir (Les Barabara bere ou Tacata venus de l’espace) qui malheureusement déstabilisent la crédibilité de l’immense culture musicale de ce monde... Oui, j’en rajoute mais quoi qu'il arrive ça marche et ce grâce au côté musique consommatrice dans le ton de la saison !

Je parle beaucoup de l’été mais le phénomène dans un sens se poursuit avec la rentrée ! Ce fameux moment qui enthousiasme la majorité des étudiants de notre pays est aussi un moment plutôt privilégié pour un apport musical en général conséquent qui surfe forcement sur la vague rentrée = nouveauté = curiosité, les Two Door Cinema Club en font partie par exemple.

Deuxième salve!


Un problème de vue au centre?
Ce trio Irlandais qui avait littéralement explosé avec son premier album Tourist History signé chez les français de kitsuné nous revient avec un deuxième opus nommé Beacon. Au risque de ne pas me faire d’amis, j’ai toujours rangé les Two door cinema club dans la fratrie dite des « Groupes pour concert » avec les Bloc Party, Maximo Park, Kaiser chiefs... Ce genre de groupes capable de mettre une foule en délire pendant plus d’une heure grâce à l’énergie qu’ils transmettent à chaque représentation mais aussi au travers de la musique qu’ils produisent. C’est aussi là qu’ils atteignent leur limite car finalement le peu de surprise sonore peut rebuter les puristes qui voient une musique un peu trop dans le mouvement consommateur. Qu’importe car seul le succès compte et ça en règle générale, il est toujours au rendez vous.

 


Equipe de premier de la classe
Bon, penchons nous sur le cas des Two Door Cinema Club qui attaquent avec Next Year d’emblée la touche pop rock anglaise que l’on connaît si bien avec la touche electro parait un peu molle mais au moins le décor est planté ; on reste dans la continuité du premier opus l’énergie est là mais pas encore à son apogée ! La deuxième piste apparaît déjà un peu plus enlevée, la route est bien tracée, les instruments fonctionnent à plein régime (guitare électrique rapide et puissante, beats électro basiques mais explosifs) formant une rythmique solaire et provoquant la fameuse bougeotte dont je parlais plus tôt. Wake up suit les mêmes traces malgré un chant qui essaye de nous mettre dans le thème mais qui finalement nous donne la grimace (sleeeeeeeeeeeeeep, tieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeed, une horreur).

 


C'est fini les vacances d'été! Au boulot
Sun
démarre un peu sombrement, ce qui surprend tout de suite ! Finalement la suite confirme l’effet de surprise car les grosses envolées instrumentales se font légèrement moins entendre cassant le rythme sur lequel l’album était parti pour ne pas nous écœurer et ça c’est à saluer ... Et hop la suite, Someday, dès les premières secondes, nous renvoie dans d’électrisants riffs de guitare, c’est puissant et on en redemande au goûter. Sleep Alone premier single de l’album est idéal pour tracert le terrain mais rien de bien surprenant à se mettre sous la dent à part peut être l’oratorio vers la fin. Attention tournant avec The world is watching qui nous propose des chœurs de voix féminines pour nous offrir une jolie ballade rock emplie de petits effets électro permettant de donner de la saveur à ce titre particulièrement bon. La fin de l’album s’annonce bonne vu que la suite Settle est elle aussi très agréable, la mélodie accrocheuse du titre vaut son pesant de cacahuètes ! La production de Jacknife Lee sur ce coup là fait mouche, rien à dire. Spring et Pyramid se veulent plus calmes, presque trop basiques et fades dans leur construction mélodique pour retenir l’attention de l’auditeur. L’ultime piste Beacon s’apparente à une ballade mais, comme ses prédécesseurs, manque cruellement de saveur pour nous donner un dernier sursaut.

Une rentrée Irlandaise

 


La fameuse houppette d' Alex Trimble
Ce deuxième album du trio Alex Trimble, Kev Baird, Sam Halliday s’inscrit dans la continuité du premier avec en point de mire une énergie tellement débordante qu’elle pourrait facilement éclairer un arrondissement de Paris toute une nuit ! Le gros bémol en revanche vient de la qualité générale de l’opus qui laisse un peu perplexe. Les premiers titres sont particulièrement explosifs mais manquent cruellement de profondeur là où les dernières pistes en revanche troquent cette énergie contre des mélodies qui cherchent à être troussées mais qui finalement se révèlent un peu fades, certaines bonne surprises subsistent comme Handshake et surtout The world is watching.

 

En conclusion il est clair que c’est album donne une pèche incroyable et cette fameuse énergie gomme un petit peu le manque de créativité de l’opus mais qu’importe en concert ils seront là où nous les attendons c'est-à-dire au meilleur de leur forme pour faire sauter comme des malades tout un public.

Nota bene: Il existe en parallèle une édition deluxe avec un deuxième cd composé de live du premier opus !

 

Le petit lien vers le clip du single

Two door cinema club - Beacon

  1. Next Year
  2. Handshake
  3. Wake Up
  4. Sun
  5. Someday
  6. Sleep Alone
  7. The World Is Watching (with Valentina)
  8. Settle
  9. Spring
  10. Pyramid
  11. Beacon
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