Thomas Winter et Bogue - Interview

/ Interview - écrit par Emeric, le 04/06/2004

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Interview de Thomas Winter et Bogue

Krinein a rencontré Thomas et Nicolas de Thomas Winter et Bogue lors du festival la tour prend l'air à Voisin le Bretonneux pour leur poser ces quelques questions. Si vous ne les connaissez pas encore, c'est l'occasion de les découvrir ensemble.

Krinein : Votre set était un peu perturbé par des problèmes techniques et une partie du public était peu réactive, cela n'est pas trop dur de jouer dans ces conditions?
Nicolas : Non, de toute façon tu ne peux pas faire sans les aléas du live, ça fait parti des festivals, mais on reste sur une série de trois bons concerts qui nous ont laissé bonne impression. Donc ça va!
Thomas : Et puis ça nous est également arrivé de jouer devant 10 personnes avec six qui étaient là pour nous et les autres simplement par hasard.

K : Votre premier album est sorti en Septembre, mais comment s'est passé la formation du groupe Thomas Winter et Bogue?
T : Cela va faire trois ans en juin que l'on se connaît, en fait on m'a présenté Nicolas pour produire l'une des mes chansons qui devait apparaître sur une compil' de nouveaux talents français. De là on a commencé à travailler ensemble et à faire d'autres morceaux.
N : Puis on a pu démarcher Virgin, qui était le Label qui distribuait la compil'. A l'écoute des dix morceaux que l'on avait fait, ils ont lancés "allez c'est bon on y va".

K : Finalement le nom du groupe reprend vos deux noms, c'est un peu surprenant !
N : C'est à dire qu'on est un duo. On nous a présenté parce-que Thomas écrivait des textes et bidouillait sa guitare avec 4 accords et tournait un peu en rond...
T : en fait tu n'es pas capable de produire quand tu n'a pas de musicien!
N : ... donc on a fait un morceau, puis on a continué avec 4 et vite on est arrivé à 40 morceaux. On a fait une sélection que l'on a proposé à la maison de disque et on a signé.

K : D'ailleurs l'album est assez court, une quarantaine de minutes seulement
T : Soit effectivement tu restes sur ta faim et tu seras attiré par le prochain qui est en préparation
N : Ou le live ! Vaut mieux faire court avec de bonnes chansons, quand tu en mets trop tu es obligé de zapper les mauvaises.
T : Sur les 33 tours tu en avais 4 et 4.

K : En concert, vous jouez des nouveaux titres ?
T : On joue nos morceaux de l'album et on fait aussi des reprises, de Piaf, Renault. Ca dépend de l'ambiance. Là on voulait faire des titres plus énervés.
N : Mais ça arrive de jouer plus soft dans les ptits café avec l'harmonica.

K : L'album est tout de même un peu mélancolique
T : Oui, c'est pas un album super joyeux, ça dépend des textes. Ce sont les différents moment de la vie tout simplement. Tu as forcément eu l'expérience de quitter une nana, quelqu'un qui t'es cher, c'est la vie.

K : Chacun fait son job, c'est dire Thomas tu t'occupes des textes et Nicolas de la musique ?
T : Oui, chacun son truc ! Il y a pleins de méthodes. Soit Nico va suivre une mélodie inspirée du texte, ou bien il va rapporter des accords sur lesquels je vais chanter. Ou bien on se fixe une ambiance dès le début.
N : En fait je me base beaucoup autour de sa voix qui a une mélodie propre à elle-même. Donc j'enlève des accords, je les remplace, je sculpte autour de sa voix. Lui rien qu'avec une batterie et sa voix tu as déjà quelque-chose. Mais je n'ai jamais écrit de texte, ni retoucher les siens, tout au plus quelques mots.
T : C'est Nico tout seul qui s'occupe de tout en studio, de la batterie des claviers... J'interviens dans la musique pour donner une direction plus que des conseils bien précis.

K : En terme de plaisir, vous préférez la création de l'album ou bien la scène ?
T : Je vais être carrément clair, y en pleins qui disent : la scène la scène, moi je préfère le travail en studio. Là on va faire le deuxième album et le boulot sera terminé avec quelques concerts quand même.
N : Pareil, le studio.

K : Vos derniers concerts?
T : On a fait les premières parties d'Emilie Simon, de Renault, Arthur H, de Cali.

K : Ce sont des artistes qui vous ressemblent, parfois electro-rock et même chanson !
N : On nous colle aussi bien avec les Hurlement d'léo, que Debout sur le zinc ! Mais quand même pas dans l'electro
T : En fait on fait plutôt de la chanson et on vient piocher tel ou tel son dans l'electro quand on en a besoin. C'est un peu comme tu mets du piments dans un plat pour aromatiser. Le prochain album sera d'ailleurs chanson avec piano voix, piano violons.
N : C'est pour raconter une histoire et créer un climat autour de ses textes, on ne se pose même pas la question de savoir si c'est electro ou pas. On se sert de tout !

K : Quels sont les groupes que vous écoutez et que vous écouterez toujours ?
N : Ah, les Beattles !
T : Les BO, j'ai toujours aimé les bandes originales de film, et puis un peu de tout. On reçoit avec notre maison de disque toutes les nouveautés. C'est pas évident de donner une référence, de 14 piges à 25 ans je suis passé par milles et un styles. Je peux très bien écouter France Gall, Brassens...

K :Votre prochain rendez-vous sur scène ?
N : Ce sera avec Elista à la fête de la musique, on avait sympathisé en tournée. Donc on va jouer ensemble différents trucs, des reprises...


Le rendez-vous du 21 Juin est donc pris.
Merci à Thomas et Nicolas pour la gentillesse d'avoir répondu à nos questions juste après leur prestation scénique.

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