The Offspring - L'intégrale

/ Dossier - écrit par nazonfly (), le 21/06/2008

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2008. Le groupe sort son 8ème album, Rise and Fall, Rage and Grace, l'occasion idéale de revenir sur près de vingt ans de punk, branché sur l'alternatif.

1994. Il y a 14 ans de cela. La mort de Kurt Cobain. La sortie de Dookie de Green Day. Celle de Korn du groupe du même nom. Et ce refrain qui hante les ondes : You gotta keep'em separated. Un groupe californien vient de marquer de sa marque une année riche en émotions. Le monde entier découvre le punk-rock d'Offspring, ou plutôt de The Offspring.

2008. Le groupe sort son 8ème album, Rise and Fall, Rage and Grace, l'occasion idéale de revenir sur près de vingt ans de punk, branché sur l'alternatif.

C'est en 1983 que Bryan Keith Holland (alias Dexter Holland, guitare et chant) et Gregory Michael Kriesel (Greg K, basse) commencent à faire de la musique avec leur groupe Manic Subsidal. Rapidement Kevin Wasserman (Noodles, guitare) rejoint les deux membres, suivi par James Lilja (batterie). Le groupe The Offspring se crée en 1987, avant que James ne quitte le groupe pour suivre des études de médecine, montrant qu'on peut être punk et cultivé. Ron Welty le remplace dès l'enregistrement du premier album du groupe.

The Offspring - The Offspring (1989)

The Offspring - The Offspring
The Offspring - The Offspring
Le premier album du groupe est typique du punk-rock californien. Sorti en 1989 sur Nemesis Records, il ressort 6 ans plus tard sur le label Nitro Records fondé par Dexter Holland. A cette occasion, la cover de l'album change légèrement et tend vers quelque chose de plus « soft », l'alien et les tripes font place à une présence fantômatique rappelant le générique de X-Files.
Les chansons s'enchaînent sans temps mort dans le plus pur style skate-punk californien avec des hymnes à hurler en choeur, comme sur le décapité Beheaded. Pas plus de 3'30 par chanson, une guitare et une batterie toutes voiles dehors, même si les instruments sont malheureusement légèrement sous-mixés par rapport à la voix de Dexter, très criarde sur cet album. Mais la rage et l'énergie du groupe font de ce self titled une belle réussite.
The Offspring est surtout l'album le plus politique du groupe. Jennifer lost the war est ouvertement contre la guerre, tout comme Blackball (Win the battle or lose the war, I know I've played this game before). Tehran parle plus particulièrement de la Guerre en Iran menée par Ronald Reagan. Quant à Kill the president, le titre en lui-même montre un certain engagement. Bizarrement, quand l'album est ressorti en 2001, ce titre a disparu de l'album. L'engagement des jeunes années disparaît parfois avec l'âge. Ou se modifie.

The Offspring - Ignition (1992)

The Offspring - Ignition
The Offspring - Ignition
Le succès commence à pointer son nez, et The Offspring signe sur le label punk par excellence, Epitaph sur lequel officient Bad Religion, L7, NOFX ou Pennywise. L'album débute, tambours battants, par quelques fuck et Session qui envoie du lourd. Même si l'ensemble peut toujours être classé dans le skate-punk, on commence à voir apparaître des chansons plus mélodiques, comme Kick him when he's down ou Dirty magic. Et surtout on commence à retrouver vraiment ce style propre à The Offspring, ce son de guitare, cette batterie et surtout ces vocaux ohohohisant (Forever and a day ou Take it like a man) qui feront le succès de Smash et de The Offspring en général.
Côté paroles, le groupe s'est bien calmé. Si on excepte LAPD (The one who tells the truth is always the policeman), les chansons parlent d'histoires de fesses (Session), de bandes de potes (We are one) et surtout sur le fait d'être soi-même, un thème qui reviendra dans tous les albums. S'ils font cramer encore quelques trucs (Ignition), on se dirige plus vers une énergie qui se suffit à elle-même plutôt qu'un engagement à la « fuck the system ».
Ignition est en tout cas le lien idéal entre The Offspring et Smash.

The Offspring - Smash (1994)

Voir aussi la critique de weirdkorn.

The Offspring - Smash
The Offspring - Smash
It's time to relax et enjoy the melody, nous clame Offspring (qui a perdu son The à la suite d'une erreur de typo). Pourtant dès Nitro (youth energy), Noodles et sa bande nous écrase d'un punk-rock ultra-efficace à brailler à tue-tête. Offspring nous rappelle que There's no tomorrow ! et exalte un mode de vie à 100 à l'heure. Tout comme Smash et sa pochette ornée d'un squelette jaune qui s'ouvrent de très belle manière. La production est parfaite, réussissant à garder l'énergie punk tout en apportant une clarté de son évidente. The Offspring arrondissent les angles, de nouveaux éléments apparaissent dans leur musique. Certains titres restent très rapides (Killboy powerhead, So alone) mais le groupe s'écarte parfois du punk, côtoyant par exemple le ska sur What happened to you, un titre sur les méfaits de la drogue.
Chaque plage semble être un tube en puissance, mais c'est avec Come out and play (keep'em separated) que le groupe va connaître le succès. Un riff de guitare hindouisant qu'on retrouvera en titre caché, un refrain accrocheur à base de heyhey et du gros son. Et si c'était la chanson parfaite ? C'est en tout cas c'est la première du groupe à passer sur les radios et les télés du monde entier, notamment grâce à un clip marquant mélangeant charmeurs de serpent, dreadlocks de Dexter et casquettes et lunettes de Noodles. A peine le succès de Come out and play entériné, résonnent des reconnaissables entre mille. Self esteem, le deuxième single, est plus mélodique et encore plus chantant. La Terre entière est mise une nouvelle fois à genou par le clip de Self esteem, frère jumeau de Come out and play. Si ces deux titres sont la locomotive de l'album, il est difficile d'oublier les exceptionnels Smash, Nitro, Something to believe in ou Bad habit.
Le succès mondial de Smash assoira le groupe parmi les plus grands groupes rock. L'album est d'ailleurs le plus grand succès d'un album sur un label indépendant avec près de 14 millions de pièces écoulées. Un succès tellement important que Dexter abandonnera sa thèse en biologie moléculaire (!) pour continuer dans la musique.

The Offspring - Ixnay on the hombre (1997)

The Offspring - Ixnay on the hombre
The Offspring - Ixnay on the hombre
Après une participation à la bande originale de Batman Forever avec Smash it up, reprise de The Damned, Offspring retrouve son The et continue sur la lancée du succès de Smash. Le groupe abandonne Epitaph et signe chez Columbia, même si Ixnay sera encore distribué par le label indépendant en Europe.
Une tête de mort survole une pyramide mexicaine sur fond vert, rouge et jaune. Tout l'artwork de cet album reflète ce Mexique si proche de la Californie. Pourtant bizarrement on ne retrouvera pas cette ambiance dans l'album. C'est en effet une chanson sombre qui lance les hostilités sur les ondes. La triste et superbe Gone away, en l'honneur de la femme de Dexter décédée peu après la naissance de sa fille, est cette fameuse chanson de la maturité. Une maturité d'autant plus visible que les membres du groupe ont coupé leurs cheveux longs. Du moins aurait-on pu le croire. Car l'album reste du pur The Offspring. Pêchu et diversifié, il est l'un des plus appréciés par les fans.
Après une introduction mettant en garde l'auditeur sur ce qu'il va entendre, The meaning of life débute sur les chapeaux de roue (de fauteuils roulants dans le clip) et lance le style de l'album : des couplets plutôt calmes entourant des refrains plus énervés et surtout inévitablement idéaux pour être braillés à tue-tête. Qui n'a pas chanté Yayaya sur All I want, le deuxième single issu de Ixnay on the hombre livré avec un clip détonnant ? En réalité, l'album contient tout ce qui a fait, et fait encore, le succès de The Offspring. Des chansons simples, tantôt rapides et énervées, tantôt plus lentes et tristes. Quel grand écart entre Leave it behind qui décrit la rage qui peut dévorer une personne et la très belle Gone away dont les paroles sont sans doute les plus belles écrites par le groupe : Leaving flowers on your grave to show that I still care, but black roses and hail marys can't bring back what's taken from me. Certaines chansons continuent malheureusement de lorgner dangereusement vers le ska (Don't pick it up ou I choose au clip d'un humour ravageur).
Nothing changes cause it's all the same, nous dit le groupe. Il faut dire que musicalement comme textuellement (amour, drogue, indépendance et do it yourself punk), Ixnay on the hombre est dans la droite lignée de Smash.

The Offspring - Americana (1998)

The Offspring - Americana
The Offspring - Americana
Après les hittissimes, Come out and play et Self esteem, Pretty fly (for a white guy) est le troisième gros succès single de The Offspring. Le titre est dansant, plus rock que punk, à l'influence hip-hop mais avec un riff imparable, ainsi qu'un clip hilarant. C'est sûr, The Offspring est maintenant vendu au grand capital pour certains. Evidemment cette évolution pourra frustrer le fan des premiers albums, mais Americana est la transformation de l'essai Smash.
Ce qu'on découvre d'abord dans cet album, c'est le livret qui change radicalement des précédentes livraisons du groupe. Chaque chanson est illustrée d'un dessin aux contours clairs et précis. Clair et précis comme la galette qui débute par une intro drôle, désormais passage obligé. Si Have you ever est du The Offspring craché, Staring at the sun est au départ largement plus calme avec la présence d'étranges vibrations sur une voix entraînante. Puis les instruments appuient sur la pédale d'accélérateur et le groupe roule à grande vitesse sous le soleil du succès. Les chansons sont efficaces, mais semblent avoir perdu de leur verve. Peut-être est-ce dû aux incessants changements de rythme, à l'image de Pretty fly, l'un des singles les moins convaincants des Californiens ou à cause de compositions moins puissantes comme sur She's got issues au tempo trop tranquille. On pourra noter la reprise de Feelings de Morris Albert et Loulou Gasté (le fameux compositeur français aura juridiquement obtenu la reconnaissance de la paternité de cette chanson après plusieurs années de combat). Ou encore la chanson Americana, portrait grinçant sur l'Amérique et surtout retour à des paroles un peu plus engagées.
Mais ce qui ressort fondamentalement de cet album, c'est un manque évident d'énergie sauf sur quelques rares titres (No brakes). Du coup, à l'exception de Pay the man sur lequel le rythme hindou ressurgit, Americana est peut-être l'album le plus accessible, même si le groupe clame toujours la nécessité de ne pas se compromettre (Staring at the sun) et se moque des « wanabees » (Pretty fly).
Ce qui est peut-être, en étant très critique, le mieux réussi de l'album est le clip de She's got issues, au mélange détonnant d'images réelles et de dessins animés digne de Kid Paddle.

The Offspring - Conspiracy of one (2000)

Voir aussi la critique de CBL.

The Offspring - Conspiracy of one
The Offspring - Conspiracy of one
En 1998, le groupe joue son propre rôle en interprétant deux titres dans le film La main qui tue. Puis tandis que le monde de la musique veut se rappeler le bon vieux temps avec Woodstock 99 où participe The Offspring avec d'autres grands noms comme Metallica, Rage Against The Machine, Red Hot Chili Peppers ou Korn, les années 2000 voient l'apparition d'une importante évolution de la musique, l'arrivée du téléchargement musical par l'intermédiaire de Napster. Napster le banni, Napster le honni contre lequel il fallait lutter. De nombreux groupes, Metallica en tête, accusent le logiciel de partage de tuer le monde de la musique. Véritable scandale pour les fans des Four Horsemen. A l'opposé, c'est auprès de leur maison de disque que The Offspring fait scandale. Pensez-vous, ils veulent mettre leur album en téléchargement gratuit sur leur site ! Près de huit ans avant Radiohead ou Nine Inch Nails. Mais le monde de la musique et surtout Sony, le label du groupe, n'est alors pas prêt. Seul le single Original prankster est disponible en téléchargement légal et gratuit. Une révolution. Comme un symbole, la pochette de Conspiracy of one est un détournement du logo de Napster tandis que le reste de l'artwork fait irrémédiablement penser à Americana.
Côté musique, après l'intro habituelle, Conspiracy of one démarre rapidement avec Come out swinging, suivi de l'inégal Original prankster au refrain assez réussi mais aux couplets mous du genou, ce qui semble devenir une habitude chez The Offspring. Une nouvelle fois, le clip de ces blagueurs originaux est très drôle avec la présence de Redman dans le rôle du petit diable tentateur. A l'opposé, les belles filles en bikini se multiplient dans les clips du groupe qui sentent désormais la fête, le soleil et la Californie. Idéal pour des teenagers, mais on pourrait s'attendre à mieux de la part d'un groupe qui a désormais de la bouteille.
Avec Conspiracy of one, The Offspring ne nous surprend pas franchement : les bonnes chansons, typiques du groupe, s'enchaînent avec des refrains accrocheurs, des mélodies qui tombent pile-poil et un chant hurlé tout en modulation idéal pour le karaoké. Quelques titres tranquilles, ratés (Denial revisited) ou plus réussis (Vultures toutefois loin d'être exceptionnel), permettent de faire des pauses au milieu d'un album qui ne prend pas franchement de risque. Mais est-ce ce qu'on demande à The Offspring ?

En marge de Conspiracy of one, le groupe, en 2000, participe à la bande originale de Fous d'Irène avec une reprise de AFI, Totalimmortal puis sort le single Defy you pour celle de Orange County. Ils reprennent aussi I wanna be sedated pour le tribute aux Ramones, We're a happy family.

The Offspring - Splinter (2003)

The Offspring - Splinter
The Offspring - Splinter
Ce nouvel album de The Offspring débute sur une imposante batterie martelant un rythme martial. Josh Freese a remplacé Ron Welty au pied levé pour l'enregistrement de ce nouvel album. Par la suite, il sera lui-même remplacé par Atom Willard.
Le bien nommé Néocon, intro typique contre les néo-conservateurs américains, ouvre le bal de Splinter. Le titre suivant, The Noose, est dans le plus pur style du groupe : voix inimitable de Dexter, solos de guitare, à l'exception d'un tempo plutôt décevant qui jure un peu par rapport à Conspiracy of one, mais dont les paroles visent clairement Bush fils. Si cet aspect politique se cache dans le reste de l'album et que le groupe aborde plus volontiers des chansons sur la personnalité (Long way home et la nécessité de retrouver sa vie, Never gonna find me et la difficulté de réellement connaître quelqu'un) ou sur les problèmes de filles (Hit that, (Can't get my) Head around you, Spare me the details), le tempo plutôt bas est une constante de Splinter, très décrié par les fans. Et ce n'est pas le décevant single Hit that, pourtant toujours accompagné d'un clip marquant et drôle, qui sauvera l'album. Même les chansons les plus rapides manquent d'un petit quelque chose pour réussir franchement à toucher l'auditeur ((Can't get my) Head around you). Et nous ne dirons pas un mot sur The worst hangover ever dont le nom rappelle sans doute l'état dans lequel on se retrouve après avoir écouté cette chanson, ou l'abominable Spare the details aussi hideuse que la pochette. The Offspring hésite entre le punk-rock qui a fait son succès mais qui commence à lasser, et une évolution, marquée par quelques incursions dans le ska, qui laissera sans doute la majorité des fans en dehors.

Les élections présidentielles de 2004 font s'engager le monde du punk dans deux compils Rock against Bush 1 & 2. The Offspring adapte donc son Tehran qui devient Baghdad dans le premier volume. Et le fan commence à attendre le prochain album du groupe, et tentera d'oublier Splinter.

The Offspring - Greatest hits (2005)

The Offspring - Greatest hits
The Offspring - Greatest hits
Il n'y a pas grand chose à dire sur cet album, si ce n'est qu'il regroupe les meilleurs titres du groupe sortis sur album (Come out and play, Pretty fly, Original prankster) ou en simple single (Defy you) plus un inédit Can't repeat qui semble bien pâle par rapport au reste de l'album. Même Dexter semble à côté de ses pompes dans le clip du single qui sera largement moins diffusé que ses prédécesseurs. Deux reprises closent l'album sur lequel on regrettera l'absence de titres pré-Smash. Est-ce le début de la fin ?

 

The Offspring - Rise and fall, rage and grace (2008)

The Offspring - Rise and fall, rage and grace
The Offspring - Rise and fall, rage and grace
Atom Willard quitte le groupe, remplacé par Pete Parada. Hammerhead est le premier single issu du dernier opus de The Offspring. La musique est beaucoup plus sombre que les hymnes ensoleillés de Americana ou Conspiracy of one. S'étalant en longueur, le titre aurait sans doute mérité d'être plus court et plus punchy. On retrouve un groupe plus engagé avec les paroles du titre, mais surtout avec ce clip oscillant entre le hideux (les images de synthèse cheap sont assez affreuses) et le plutôt bien foutu.
Le single Hammerhead fait aussi l'objet d'un concours de vidéos de fans dôtés de prix allant de 2 000 à 10 000 dollars.

 

Au cours de près de deux décennies musicales, The Offspring est passé d'un punk-rock californien assez commun à un véritable son typique, notamment grâce à la voix de Dexter Holland. Dès le deuxième album, le groupe se dirige vers des chansons plus mélodiques, plus à même de toucher le public, ce qui sera le cas avec Smash et ses 14 millions de titres vendus. Sans doute le sommet musical du groupe, puisque le reste de la discographie semble, d'un côté, s'enfermer dans un punk-rock plus rock que punk et de l'autre côté, s'ouvrir vers d'autres sonorités, notamment hip-hop et ska qui ne sont pas forcément du meilleur effet. Le nouvel album nous en dira sans doute plus sur la direction du groupe après un Greatest Hits fermant peut-être une page d'histoire. A moins que ce ne soit une simple histoire d'argent. Comme toujours avec le groupe, on hésite à le qualifier de vendu. Et si leur but était simplement de faire de la bonne musique en s'amusant un maximum ?

 

Notation détaillée

The Offspring : 8/10
Ignition : 7/10
Smash : 9/10
Ixnay on the hombre : 8/10
Americana : 7/10
Conspiracy of one : 7/10
Splinter : 6/10 

Discographie

The Offspring (1989)
01. Jennifer lost the war
02. Elders
03. Out on Patrol
04.Crossroads
05. Demons
06. Beheaded
07. Tehran
08. A thousand days
09. Blackball
10. I'll be waiting
11. Kill the president

Ignition (1992)
01. Session
02. We are one
03. Kick him when he's down
04. Take it like a man
05. Get it right
06. Dirty magic
07. Hypodermic
08. Burn it up
09. No hero
10. L.A.P.D. (Los Angeles Police Department)
11. Nothing from something
12. Forever and a day

Smash (1994)
01. Time to relax
02. Nitro (Youth energy)
03. Bad habit
04. Gotta get away
05. Genocide
06. Something to believe in
07. Come out and play
08. Self Esteem
09. It'll be a long time
10. Killboy powerhead
11. What happened to you ?
12. So alone
13. Not the one
14. Smash

Ixnay on the Hombre (1997)
01. Disclaimer
02. The meaning of life
03. Mota
04. Me and my old lady
05. Cool to hate
06. Leave it behind
07. Gone away
08. I choose
09. Intermission
10. All I want
11. Way down the line
12. Don't pick it up
13. Amazed
14. Change the world

Americana (1998)
01. Welcome
02. Have you ever
03. Staring at the sun
04. Pretty fly (for a white guy)
05. The kids aren't alright
06. Feelings
07. She's got issues
08. Walla walla
09. The end of the line
10. No Brakes
11. Why don't you get a job ?
12. Americana
13. Pay the man

Conspiracy of one (2000)
01. Intro
02. Come Out Swinging
03. Original Prankster
04. Want You Bad
05. Million Miles Away
06. Dammit, I Changed Again
07. Living In Chaos
08. Special Delivery
09. One Fine Day
10. All Along
11. Denial, Revisited
12. Vultures
13. Conspiracy Of One
14. Huck it

Splinter (2003)
01. Neocon
02. The Noose
03. Long Way Home
04. Hit that
05. Race Against Myself
06. (Can't Get My) Head Around You
07. The Worst Hangover Ever
08. Never Gonna Find Me
09. Lightning Rod
10. Spare Me The Details
11. Da Hui
12. When You're In Prison

Greatest Hits (2005)
01. Can't Repeat (inédit)
02. Come Out And Play (Keep Em Seperated) (issu de Smash)
03. Self Esteem (Smash)
04. Gotta Get Away (Smash)
05. All I Want (Ixnay on the hombre)
06. Gone Away (Ixnay on the hombre)
07. Pretty Fly (For A White Guy) (Americana)
08. Why You Don't Get A Job (Americana)
09. The Kids Aren't Alright (Americana)
10. Original Prankster (Conspiracy of one)
11. Want You Bad (Conspiracy of one)
12. Defy You (bande originale Orange County)
13. Hit That (Splinter)
14. (Can't Get My) Head Around You (Splinter)
15. The Kids Aren't Alright ( reprise par The Wiseguys) + Next To you (reprise de The Police)

Rise and Fall, Rage and Grace (2008)
01. Half Truism
02. Trust in You
03. You're Gonna Go Far, Kid

04. Hammerhead
05. A Lot Like Me
06. Takes Me Nowhere
07. Kristy Are You Doing Okay ?
08. Nothingtown
09. Stuff is Messed Up
10. Fix You
11. Let's Hear It for Rock Bottom
12. Rise and Fall

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