8/10The birth of seven crows de Human song, jamais croassements n'auront été plus beaux

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 29/11/2013
Notre verdict : 8/10 - Plus jamais (Ecrivez votre critique)

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Les sept titres qui composent cet EP nous embarquent dans un univers sombre et carmin. Et aussi passablement triste. Chronique.

En cet avant-dernier jour de novembre, rien de tel qu'un peu de musique venue des froides contrées françaises. Aujourd'hui nous vous présentons donc The birth of seven crows du groupe strasbourgeo-vésulien Human song. Composé de Jane Lake, Mathew Corner et Rilenté, le groupe a été fondé en 2012, il y a donc, si je compte bien, même pas deux ans. Ils viennent pourtant de sortir ce premier EP de 7 titres. 7 corbeaux pour 7 titres. Une pochette noire et rouge. On se doute d'entrée qu'on ne sera pas mangés à une sauce pop ou chanson française. L'impression est confirmée par l'instru d'entrée qui, avec cette batterie qui roule comme le tonnerre et cette guitare qui grince, semble introduire du bon vieux metal old school.

Piano lacrymal

C'est donc avec un certain étonnement que le hurlement attendu sur Black se révèle être en fait... une voix féminine.
DR. En rouge et noir.. Jeanne Mas represents !
Vous me direz qu'avec une chanteuse qui s'appelle Jane Lake la surprise n'en est pas vraiment une. Il n'empêche que ce Black ne l'est pas (black... vous ne suivez pas) et que le morceau n'explose pas et reste, au contraire, dans des terres tout en retenue. Suddenly enfonce le cloue avec une voix magistrale sur un piano lacrymal. Certes les tristes lamentations peuvent parfois énerver les auditeurs mais on n'en est pas là avec Human song : la musique a ce qu'il faut pour parvenir à faire passer l'émotion, une émotion chagrine, dramatique, douloureuse mais une émotion quand même. Dans cette même veine piano/voix gothique (il fallait bien que le terme soit lancé à un moment ou à un autre), Straightaway mélange allègrement anglais et français pour un nouveau morceau qui nous ferait penser à Dark Sanctuary, la lourdeur cadavérique en moins. Through the window, avec ce piano toujours aussi présent, se révèle un poil plus léger, en tout cas les lamentations se font moins prégnantes et la fin du morceau, complètement instrumentale, est une belle ouverture tout comme A qui laisse le guitariste se lancer dans de longs solos qui nous permettent de nous évader de l'atmosphère funèbre des titres précédemment cités. En réalité, seule Jane Lake, le titre, pas la chanteuse, nous laissera de côté avec sa grosse basse salement mise en avant et son côté plus classique.

Avec The birth of seven crows, Human song nous livre un bel EP, d'un genre qu'on n'a pas franchement l'habitude de chroniquer sur Krinein. Et, même si leurs croassements déprimants ne nous aideront pas dans notre recherche d'un rayon de soleil, ces sept corbeaux sont tellement beaux qu'on veut bien leur pardonner.

Point fort : cette ambiance cafardeuse (promis on vient d'arrêter le dictionnaire des synonymes)

Point faible : un étrange morceau qui détonne beaucoup trop du reste

En écoute, Black

Human song – The birth of seven crows

01. First crow
02. Black
03. Suddenly
04. Jane Lake
05. Straightaway
06. A
07. Through the window

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