7/10Sigur Rós - Valtari

/ Critique - écrit par naweug (), le 07/06/2012
Notre verdict : 7/10 - L'Islande renaît de ses cendres (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - 1 réaction

Quatre ans. Déjà quatre ans ont passé depuis leur dernier album au nom si compliqué, Með suð í eyrum við spilum endalaust ("Nous jouons inlassablement avec un bourdonnement dans les oreilles"), aux sonorités plus rock et pop que les précédents. Dix ans après les avoir découverts avec ( ), je me réjouissais en pensant aux futures heures d'écoute. Une semaine plus tard, je me demande encore si j'apprécie vraiment le nouveau Sigur Rós...


Jón Þór Birgisson, dit Jóns
L'album s'ouvre avec Ég anda ("Je respire") qui commence tout doucement, très atmosphérique, avec une intensité de son qui monte au fur et à mesure que le chanteur, Jon, se lance. Rien de très transcendant pour le moment. Arrive Ekki múkk ("Pas un bruit"), où violons et voix douce se mêlent dans une musique ambiant qui accélère petit à petit, avec un son qui enfle, mais qui retombe plutôt vite comme un mauvais soufflé. Les sonorités sont plaisantes, mais... voilà, ça ne fait pas tout non plus.
Heureusement, arrive Varúð ("Prudence"), et tout revient un peu dans l'ordre. Là le Sigur Rós qu'on apprécie, avec des mélanges de sons, d'instruments, de rythmes se réveille enfin. Du moins, c'est ce qu'on croit jusqu'à la suivante, Rembihnútur, qui reprend encore une fois des tonalités similaires aux deux premières chansons, avec plus de voix, et d'effets électroniques... qui se développent un peu 1 mn 30 avant la fin. Encore une fois.
On prie pour que Dauðalogn ("Calme plat") soit un peu mieux... mais son nom aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. C'est calme. C'est plat, malgré les envolées dans les aigus de la voix de Jon. C'est beau, c'est planant, mais ça commence à faire beaucoup. L'enchaînement avec Varðeldur ("Feu de camp") se fait avec tellement de subtilité qu'on croit qu'il s'agit d'un seul et même morceau.
Ég Anda
Bizarrement, celui là de morceau me parle. Pourtant, on est toujours dans cette ambiance planante, atmosphérique, avec très peu de rythme et de voix. Est ce parce que ce fut un des premiers titres à être révélés avant la sortie de l'album ? Je ne saurais le dire...
Valtari ("Rouleau compresseur") est elle aussi, très calme. Les mélanges de sons, d'instruments, d'effets, la rendent intéressante pour une première écoute. Enfin, Fjögur píanó ("Quatre pianos") est composée d'échanges pianistiques au départ, pour ensuite s'étoffer avec la venue d'autres instruments et d'effets sonores. Elle clôt l'album comme il a commencé : sur de la musique paisible, aux intonations douces.

À force d'écoutes, qui me font l'apprécier petit à petit, je dirais que le groupe est revenu en arrière, à ses débuts, en laissant de côté son côté folk pop... vu qu'il paraîtrait qu'un prochain album, enregistré en même temps que Valtari, est prévu courant 2013, avec des sons complètement différents que ceux de celui-ci...

Côté communication, Sigur Rós a fait un beau teasing depuis le début de l'année. Notamment le 15 mai 2012, où ils proposèrent d'écouter pendant 1h l'album en intégralité (en streaming). Programmée à 19h de chaque fuseau horaire mondial la "Valtari listening party" invitait aussi les auditeurs à prendre des photos pendant cette écoute et les poster sur Twitter.

Hier est sorti un nouveau clip de l'album, Varúð, qui s'inscrit dans le projet "Valtari Mystery Film Experiment" : le groupe a demandé à 12 réalisateurs de créer des clips, avec le même budget restreint, sans qu'aucun membre ne sache ce que les producteurs et réalisateurs feraient. Ce clip a été réalisé par Ingibjörg Birgisdóttir.

Ég Anda est le premier à avoir été révélé au public, le 25 mai dernier. Il a été réalisé par Ragnar Kjartansson.

Sigur Rós - Valtari

01. Ég anda
02. Ekii múkk
03. Varúð
04. Rembihnútur
05. Dauðalogn
06. Varðeldur
07. Valtari
08. Fjögur píanó

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