5.5/10Scooter - The Ultimate Aural Orgasm

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 06/04/2007
Notre verdict : 5.5/10 - 100 % reprises (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 8 réactions

La pochette de l'album est un clin d'oeil prononcé au Music for the Masses de Depeche Mode. Une référence revendiquée de longue date pour Scooter. Pour ceux qui ne connaissent pas la musique du groupe germanique ou qui n'ont pas l'occasion de s'amuser à trouver tous les titres volés que contient ce douzième album, ce nouvel opus peut être considéré comme bon et respectable. Pour les autres, on notera que Scooter est revenu en forme mais toujours aussi peu inspiré. En effet, même si la formation allemande propose ici une techno bien plus mélodique et excitante que la masse des productions actuelles dans la musique électronique à succès, on ne peut pas vraiment l'apprécier lorsque l'on connaît le nombre de reprises, totales ou partielles, que contient ce The Ultimate Aural Orgasm (appréciez le titre très fin et drôle). On a donc tendance à crier à la quasi nullité artistique.

Plagiat sans honte


L'exemple le plus fragrant de cette flémardise et de ce plagiat sans honte est sans aucun doute le titre Does the Fish Have Chips ? (clin d'oeil au fameux How Much is the Fish ?, extrait de l'album No Time To Chill). En une chanson, H.P. Baxxter et ses trois potes (le fidèle Rick J. Jordan, l'homme de l'ombre Jens Thele et le nouveau membre Michael Simon) reprennent les clefs de composition du Firestarter de The Prodigy et le célébrissime « Woo hoo ! » du Song 2 de Blur. Le syndrome de semi-reprise largement critiquable se retrouve sur U.F.O. Phenomena, resucée technoïde de l'anthem électronique Radioactivity de Krafwerk. Comme les allemands ne sont pas à un affront près, ils détournent aussi le Scarborough Fair de Simon & Garfunkel, qu'ils remixent à la sauce techno-trance avec un soupçon de sons Benny Benassi. Plus loin, Scooter continue son pillage sur Ratty's Revenge et East Sands Anthem, où des hymnes irlandais sont repris avec l'ajout de gros beats et basses. A ce jeu des reprises, on peut continuer encore longtemps : le premier single, Behind the Cow, en duo avec le rappeur Fatman Scoop, contient un sample de Don't Fear The Reaper de The Blue Öyster Cult ; Lass Uns Tanzen, deuxième single fait penser à Dallas Superstars ; The Shit That Killed Elvis, avec l'heureuse participation de Jimmy Pop de l'étonnant groupe The Bloodhound Gang, pompe lui aussi un titre ; Imaginary Battle dérobe le Church Of The KLF du groupe KLF ; The United Vibe est à moitié copié d'un titre italien.

Face à cela, on se demande s'il existe encore ne serait-ce qu'un ou deux titres écrits de la main du groupe. Ce phénomène montre que Scooter écoute de la bonne musique, sait en faire des versions efficaces avec ses sons et artifices (pianos, basses, petites voix, ambiances de stades) mais n'a aucun remord à voler le talent des autres et à se l'approprier.


Scooter - The Ultimate Aural Orgasm
01. Horny in Jericho
02. Behind the Cow
03. Does The Fish Have Chips ?
04. The United Vibe
05. Lass Uns Tanzen
06. U.F.O. Phenomena
07. Ratty's Revenge
08. The Shit That Killed Elvis
09. Imaginary Battle
10. Scarborough Affair
11. East Sands Anthem
12. Love Is An Ocean

A découvrir
Slipknot - Iowa
Slipknot - Iowa
Bloodhound Gang (The) - Hooray for Boobies
Bloodhound Gang (The) - Hooray for Boobies
Blur - Best of
Blur - Best of