7/10La Ruda - La trajectoire de l'homme canon

/ Critique - écrit par juro, le 08/10/2006
Notre verdict : 7/10 - Chair à canon (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 5 réactions

Dans la lignée de leurs derniers albums dont le best of live Dans la vapeur et le bruit, La Ruda a oublié son Salska pour prendre des couleurs plus punk rock mais en conservant sa rage et sa force dans les mots. Un peu comme les Caméléons, ils ont mis du plomb dans leurs paroles en donnant un album moins léger mais qui perd parfois en spontanéité. Avec La trajectoire de l'homme canon et sa pochette doucement rétro, allures sixties mises en avant, les trompettes s'éclatent, les guitares rugissent. La Ruda fait de La Ruda. Et après tout, on s'en contentera...

Ce cinquième album mêle toujours un chant conservant un ton et un esprit ska complété par la palette d'instruments en découlant mais les guitares et la batterie se font plus présentes. Plus rock, plus électrique, cet album poursuit la mutation entamée précédemment et avec pas mal de réussite. Mais l'évolution atteint ses limites et le groupe a du mal à se renouveler, restant dans un registre quasi similaire. On a presque parfois l'impression d'assister à une copie conforme de ce qui était proposé dans l'opus précédent. Néanmoins, énergique et profondément salutaire par son rythme incessant, ce nouvel album possède suffisamment de bons points pour s'accorder du crédit dans la discographie du groupe.


Si le single La trajectoire de l'homme canon se révèle être une bonne accroche, le reste possède tout de même un certain goût. Les introductions laissent un goût de déjà-vu explorant les thèmes chers au groupe et au ska en général. A travers les thèmes sociaux (un très bon Tierra ne répond plus, Des horizons des péages), La Ruda dégage la force qui a fait son renom. Les fameux portraits (Maryline, Ronnie sait) s'ajoutent aux histoires personnelles dénotant une atteinte de la maturité (Un et un font trois, De simples choses) ou plus simple (Quand la nuit). Le ska réapparaît de temps à autres (Mélodie en action, De la vie jusqu'au cou), la voix de Pierrot s'y accordant mieux que jamais mais le punk rock aux trompettes festives reste dominant (Si j'étais une histoire, Paradis, Soyez le bienvenu).

Bien mais peut assurément mieux faire. La Ruda a déjà atteint un potentiel qui ne lui permet plus de se relâcher pour la suite de sa discographie à tel point que La trajectoire de l'homme canon ne se révèle pas totalement abouti. En attendant mieux, cette nouvelle mouture ska punk permettra au groupe de se rappeler aux bons souvenirs de ses fans. To be continued...

La Ruda - La trajectoire de l'homme canon

01. Un et un font trois
02. Tierra ne répond plus
03. Des horizons des péages
04. La trajectoire de l'homme canon
05. Marilyne
06. Mélodie en action
07. Ronnie sait
08. De simples choses..
09. Quand la nuit
10. Si j'étais une histoire
11. De la vie jusqu'au cou
12. Paradis
13. ... de choses et d'autres
14. Soyez le bienvenu

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