7/10Rafale - Obsessions, l'hymne à l'electro

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 19/04/2011
Notre verdict : 7/10 - Obsédé électronique (Ecrivez votre critique)

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En 10 titres, Rafale nous offre autant d'hymnes à l'electro, parfois diablement entraînants (ah cette intro d'Everglades !), parfois moins réussies (le minimalisme de Beyond bad).

C'est sur une base synthé, basse et chant que Julien Henry et Marc Aumont ont lancé Rafale en 2007. Après des débuts marqués par des participations à Art Rock, aux Transmusicales ou au Printemps de Bourges, ils sortent deux maxis puis un troisième, Eraser, tout en enregistrant l'arrivée d'un batteur, Franck Richard. Les voilà désormais mûrs pour l'étape suivante, l'album : il prend le nom d'Obsessions.


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L'entrée en matière de l'album augure d'un album sombre, lent et monolithique. Le son noisy des drones de Everglades, associé à une voix vocodée répétant « We are the kings of tomorrow » appelle ainsi le souvenir rampant de Sunn O))). Pourtant, à peine trois minutes après, Rafale délaisse ce chemin pour s'embarquer dans une voix electro plus traditionnelle, chassant sur les plate-bandes de Daft Punk. On ne retrouvera malheureusement plus ce bourdonnement cher à Earth, car l'album se plait à visiter un peu tous les styles electro. Endless disco reprend, comme son nom l'indique, des gimmicks de disco en les enrobant d'un son plus actuel pour en faire une chansonnette plutôt dansante. Dansant c'est aussi le mot qui colle parfaitement au morceau Life in mono qui associe un gros son de basse, une voix bidouillée et des bips impromptus pour un résultat certainement pas révolutionnaire mais férocement sympathique dans une optique dancefloor. Dans la même veine, il faudrait citer Eraser avec sa montée orgasmique vers un paradis pour boîtes de nuit et ses dernières minutes qui donnent son sens au nom du groupe, Rafale : c'est une véritable déferlante de balles electro à laquelle est soumis l'auditeur.

À l'opposé de ces sons taillés pour bouger le corps, Rafale sait aussi
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s'aventurer dans
une electro minimaliste sur Beyond bad on retient particulièrement la voix électronique qui prend le pas sur une batterie sage et régulière et un synthé franchement oubliable. Oubliable, c'est certainement le cas de la très molle Bad obsession que ne parvient pas à sauver un final un peu plus énergique. Et c'est peut-être aussi le cas de Marine aircrash qui revisite des sons qu'on aurait franchement pu associer à Jean-Michel Jarre. Plus froide, plus sombre, plus intéressante, Never ever se nappe de longues plages de synthé brumeuses que parviennent à peine à déchirer des battements acides. Dans le même genre, et là aussi comme son nom l'indique, Cold nights se complait dans une atmosphère cold avant une montée spectaculaire et une ultime redescente qui clôt l'album de belle manière.

En 10 titres, Rafale nous offre autant d'hymnes à l'electro, parfois diablement entraînants (ah cette intro d'Everglades !), parfois moins réussis (le minimalisme de Beyond bad). Comme souvent, il vous faudra sans doute vous faire votre propre idée sur un groupe sélectionné par les Inrocks dans les 30 meilleurs clips 2009 avec Drive.

Rafale – Obsessions

01. Everglades
02. Beyond bad
03. Life in mono
04. Never ever
05. L'animale
06. Marine aircrash
07. Eraser
08. Endless disco
09. Bad obsession
10. Cold nights

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