8/10Poni Hoax - Poni Hoax

/ Critique - écrit par juro, le 19/06/2006
Notre verdict : 8/10 - Hoaxigène (Ecrivez votre critique)

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Il y a peu de temps, une petite bombe électronique sortait avec l'étiquette du célèbre site Tiger Sushi collé au dos. Et quitte à parler de tigre, Poni Hoax en a mis dans son moteur pour délivrer un album gracieux à souhait. Devant cette électro pop/rock, difficile de reste insensible qui vient vous donner un coup de
fouet dans vos soirées apathiques. Ambiance club ou plongeant dans un déstructuralisme profond, cet album aux sonorités aussi diverses que variés enchante autant qu'il surprend. Une véritable surprise que ces parisiens offrent...

Autour d'un quatuor rock classique, une légère greffe de claviers vient se montrer pour donner une touche plus qu'agréable au genre. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, Poni Hoax monte en puissance portée par la voix de Nicolas Ker entre détachement et vague à l'âme. Tout en s'inscrivant dans la lignée d'un Arcade Fire bourré aux hormones de croissance pour lesquels Jon Spencer se serait penché pour écrire des textes incarnés de délires vivants et absurdes devant leur énormité. Rajoutez-y une touche impressionnante de maîtrise instrumentale et la french touch de Air, ainsi qu'une dizaine d'autres influences (Doors, Blur). Voilà, vous avez une idée à peu près bordélique de ce dont Poni Hoax est capable. Jouant des ambiances, le groupe sait créer toutes les atmosphères, rendant un album attractif.


Après l'ouverture annonçant la couleur sur She's on the radio avec un beat sorti des 80's, Budapest emballe et se repasse en boucle. La Hongrie peut en faire son hymne national. Le titre prend rapidement une tournure festive, éreintante, suante. Portée par la voix suave et déchaînée d'Olga Kouklaki, une sorte de rage contrôlée s'en dégage dans un déluge cacophonique passionnant. Carrie Ann lorgne entre ambiance divine et cow-boy avant que Nicolas Ker ne vienne enflammer de sa voix caverneuse tandis que Involutive star sonne avec de faux airs de Daft Punk par son beat électronique. Cheerleader in my dreams fait plus que jamais penser à un croisement des Doors et d'Arcade Fire alors que Drunks and painters on parade offre des guitares saturées pour un titre aux allures de Blues Explosion. La fin de l'album tombe plus dans une power pop un ton en dessous, excepté Le fil du temps et ses gammes de piano, possédant un bout d'âme supplémentaire avec la voix d'Ami Sioux.

Autrement sympathique que pour leur parenté avec de nombreuses familles musicales, Poni Hoax arrive à se transcender pour s'approcher offrir un spectacle des plus intéressants sur cet album éponyme au goût savoureux et diversifié. L'excellente surprise se révèle être détonnant. Normal, quand le tigre est en eux...


Poni Hoax - Poni Hoax

01. She's on the radio
02. Budapest (feat Olga Kouklaki)
03. Carrie Ann
04. Involutive star
05. Cheerleader in my dreams
06. Drunks and painters on parade
07. I shall take it anyway
08. L.A. murder motel
09. She sells anger
10. Le fil du temps (feat Ami Sioux)

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