7/10Pink - Try This

/ Critique - écrit par Val Lazare, le 22/01/2004
Notre verdict : 7/10 - La panthère rose est de retour... (Ecrivez votre critique)

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Novembre 2003, Alicia Moore, alias Pink, nous sort son troisième album. Après un Cant Take Me Home en 2000 très tendance et Missundaztood en 2001, la miss récidive avec Try This. Sur une pochette en noir et blanc, Pink, en chanteuse de cabaret, se passe la langue sur les lèvres, taquine... Sûrement fière d'elle, sachant à l'avance qu'on ne se remettra pas de ce qui cache derrière ce sourire: Un album fort de 14 titres assez étonnant. A moins que ce sourire ne soit qu'un miroir pour l'auditeur se pourléchant les babines à la vue de la jolie ‘ricaine.
Une chose est sûre, du culot, Pink en a à revendre. Missundaztood annonçait un changement, plus rock, moins prévisible, Pink commençait à se détacher de toutes les starlettes prisonnières de producteurs aux dents longues (à moins que ce ne soit l'inverse). Avec Try This, Pink enfonce le clou et s'entoure de Tim Armstrong, leader de Rancid, Linda Perry, ex de 4 Non Blondes, et du batteur de Blink182, soit suffisamment de rock sous le capot pour faire péter un album par trop dance. Notre dame en rose va donc poursuivre sur la lignée de Missundaztood avec Linda Perry puis dynamiser le reste avec Tim Armstrong. C'est accompagnée du Tim, et squattant chez les Foo Fighters (si si) qu'une dizaine de chansons seront posées sur le papier. Prendre des risques, faire péter la baraque, enregistrer de l'opéra death metal, Pink a des idées plein la tête...

Try This est lancé sur l'imparable Trouble. Comme sur le reste de l'album, Pink, est accompagné d'une formation guitare-basse-batterie flanquée de quelques bidouillages électro. Titre électrisant, pas brutal pour un sou mais survitaminé, Trouble casse tout sur le refrain. Pink peut bien s'habiller en chanteuse de cabaret et faire des choses avec sa langue, elle en a la classe. Reste un clip très bien trouvé qui viendrait à bout des plus récalcitrants.
La suite de l'album est certes moins percutant, mais riche en petites trouvailles : Si God Is A Dj déçoit par un son côté très formaté, définitivement plat...le reste est une revue de ce qui peut se faire de la pop au rock. Du groovy Tonights The Night, à la ballade câline avec Catch Me While Im Sleeping, en passant par le punky Try Too Hard, Pink enchaîne les rythmes et sa voix fait le reste. Susurrante sur Oh My God, Pink chante sans retenue, sans les 'trucs' qu'utilisent toujours les castafiores RnB avec Waiting For Love, ou Save My Life. Reste un Humble Neighborhoods dont le refrain 'We dont wanna go home' sonne étrangement comme un 'All in all it was just the bricks in the wall', refrain d'un groupe bien différent que d'aucuns reconnaîtront...

Sonné par un album exemplaire, où tout n'est pas parfait mais plein de promesses, on ne peut que souhaiter à Pink de continuer à jouer la chanteuse de cabaret. Le rôle lui va bien.
Bien plus agressif que le dernier Stacie Orrico, et alors que les No Doubt prennent leur retraite, Pink pourrait bien reprendre le flambeau du rock souriant...

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