9/10Dark swing de Ndidi, du bonheur en barre

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 21/02/2014
Notre verdict : 9/10 - Plus swing que dark (Ecrivez votre critique)

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Avec Dark Swing, Ndidi nous prépare un voyage entre blues, folk et jazz. Critique.

Fermez les yeux, laissez-vous emporter par les sombres ailes de Ndidi. Encore que l'obscurité ne soit pas franchement la sensation principale qui se dégage de cet album trempé de blues, de folk et de jazz tout en restant évidemment accessible.

Luxe, calme et volupté

Pour preuve on en voudra le premier titre de ce Dark swing véritablement charmant aux oreilles : How long
DR.
semble être la fusion parfaitement réalisée entre Moriarty et Norah Jones ; il y a dans la musique de Ndidi l'aspect chaleureux et suranné du groupe franco-américain et la voix douce et chaude de la pianiste new-yorkaise. Cette ouverture toute en volupté est un gage de réussite pour le reste de l'album qui nous berce, dans le bon sens terme, ou nous fait langoureusement danser comme si rien n'existait alentours. Engine gone gold a en effet cette particularité de donner envier d'entamer une danse dans la poussière d'un matin ensoleillé, les pieds nus et les bras grands ouverts avec un sourire idiot sur le visage. Comme si la félicité était subitement descendue sur nous, nous inondant d'une joie d'or liquide. Love and laughter prend plutôt le parti de la musique plutôt lounge avec ces cuivres lancinants qui nous plongent dans une moelleuse torpeur. Au cours de onze titres de Dark swing où la guitare sèche, le piano, les violons se répondent admirablement, Ndidi n'aura de cesse de se déplacer sensuellement dans cet univers à trois têtes (volupté, danse et torpeur) qui peut nous emmener par la pensée d'un bar enfumé à un salon de velours, de la campagne de la Louisiane à un cocon ouaté. Et les quelques passages un peu plus enlevés que le reste apportent justement ce relief nécessaire dans un album qui pourrait n'être qu'une longue, mais néanmoins brillante, ode au repos et à la paix. Car le risque est de tomber dans le sirupeux bas de gamme, ce qu'évite vraiment de justesse Sugar man, reprise un peu foirée de Rodriguez.

À l'exception de ce Sugar man, Dark swing est donc un petit bijou jusqu'aux dernières notes du sublime Yer so bad.

Point faible : Dark swing n'accompagnera pas vos élans révolutionnaires

Point fort : Dark swing vous mettre un sourire sur le visage

En écoute, How long

Ndidi – Dark swing

01. How long
02. Engine gone gold
03. Once again
04. Sit down
05. Love and laughter
06. Don't come around here
07. Sugar man
08. Last of the pure
09. Why can' you be mine
10. Dark swing
11. Yer so bad

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