7/10Nadéah - Venus gets even

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 18/09/2011
Notre verdict : 7/10 - Les filles viennent de Venus (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Après un EP remarquable, Nadéah revient avec un album dans la même ligne, enchanteur et cajôleur.

Échappée de Nouvelle Vague, la jolie Nadéah avait fait parlé le petit monde de la musique avec un premier EP plutôt réussi (rappelez-vous, Krinein en avait fait la chronique). La belle voix de Nadéah associée à une musique jazzy et cool charmaient admirablement les oreilles, notamment sur Odile le titre éponyme qui parvient à mêler rythme et douceur par la grâce d'un superbe piano et d'entraînantes percus. À l'époque de l'EP nous avions aussi noté l'instrumentation légère, toute en retenue de Suddenly afternoons qui était un régal pour les oreilles, magnifiée par de petits détails à la limite de l'audible, quelques chants d'oiseaux par ici, une main qui glisse sur le manche d'une
Voilà à quoi ressemble la Venus 2011
guitare par là. Sans surprise, ces deux titres ouvrent l'album répondant au nom de Venus gets even.

Certes on ne criera pas au génie au long de ces 11 titres : entre jazz, swing, gospel et blues, les influences de Nadéah sont clairement affichées, et cela donne des chansonnettes sympathiques (Whatever lovers say, At the moment), avec parfois une touche de pastel, délicate et évanescente (Tell me ou Song I just wrote). On pourrait regretter que la chanteuse aille un peu trop loin dans la douceur sur I burned a cowboy at the Melbourne airport dont le titre est pourtant tout un programme ou encore sur Even quadriple-gics get the blues qui clôt l'album sans parvenir à accrocher réellement l'oreille. Mais Nadéah sait aussi dépasser ces influences pour déstructurer ses chansons atteignant une sorte de summum sur Scary carol, l'une de nos préférées de cet album, qui voit le spoken-word lancinant des couplets se mêler avec des refrains héroïques et très dansants ou encore sur Hurricane Katrina menée par un piano haché qui rappelle celui d'Amanda Palmer des Dresden Dolls.

Sympathique sans être génial, doux sans être trop sucré, ancré dans le passé mais résolument tendance, Venus gets even sait charmer son auditeur par la jolie palette de titres qu'il dévoile et la voix chaude et vibrante de Nadéah.

Nadéah – Venus gets even

01. Odile
02. Suddenly afternoons
03. Whatever lovers say
04. At the moment
05. An asylum on New Year's Eve
06. Tell me
07. Scary carol
08. Hurricane Katrina
09. Song I just wrote
10. I burned a cowboy at the Melbourne airport
11. Even quadriple-gics get the blues

A découvrir
Pink - Missundaztood
Pink - Missundaztood
Java - Hawaï
Java - Hawaï
Slipknot - Iowa
Slipknot - Iowa