9/10Méliès (Arman) - Casino

/ Critique - écrit par wqw..., le 20/08/2008
Notre verdict : 9/10 - Sculptures en cinémascope (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 1 réaction

Arman Méliès sans faire de vagues, mais toujours avec le ton juste, s’impose au fil du temps, comme l’un des artisans de grand talent de la chanson française.

Un pseudo en hommage aux arts plastiques d’un côté, au pionnier du cinéma de l’autre. Excentricité et inventivité qui pourraient paraître étrangères de prime abord aux chansons d’Arman Méliès, pourtant depuis cinq ans, le bonhomme tisse des univers soyeux, teintés d’une mélancolie qui lui a permis de travailler notamment avec Alain Bashung et Dominique A.

Un troisième album en forme, non pas de renouvellement, mais d’accomplissement. Allant toujours plus loin dans ces chansons élaborées dans Le Long train lent et les beaux imbéciles..., développées dans Néons blancs & Asphaltine puis dans Les Tortures Volontaires et qui trouvent ici comme une aspiration différente, de nouvelles sensations, de nouvelles vibrations.

Arman Méliès (par Lisa Roze)
Arman Méliès (par Lisa Roze)
Jan Fiévé (puisque c’est ainsi qu’il se nomme dans le cicil) est parti en Belgique, plus précisément à Bruxelles pour enregistrer Casino, un peu comme à la maison, gratouiller sur une guitare pailletée d’or, confiant à nouveau la réalisation à Antoine Gaillet (Cyann & Ben, M83, Mademoiselle K). Un retour au format chanson, pas plus de quatre minutes, des textes sensibles et toujours finement ciselés, parfois un peu surréalistes. On sent que chaque mot a été bien pensé « Quand j’écris, trouver le mot juste me rend heureux… jusqu’au mot suivant. » Une qualité d’écriture qui brille de mille feux caressés par des arrangements de cordes, de cuivres, de claviers, toujours amené avec délicatesse.

Chansons d’amour, des bouts de vie et de mort, des ruptures, un hommage à Fernando Pessoa (Belem), une reprise d’Elli et Jacno (Amoureux Solitaires), un inventaire de ces mensonges qui ponctuent notre quotidien, graves et anodins, un Casino richement orné et qui se termine par ce qui pourrait sortir tout droit de la bande originale du Blade Runner de Ridley Scott, signée Vangelis. 

Arman Méliès sans faire de vagues, mais toujours avec le ton juste, s’impose au fil du temps, comme l’un des artisans de grand talent de la chanson française. Un être précieux !

Mémiès pendant l'enregistrement de Casino
Mémiès pendant
l'enregistrement de Casino



Arman Méliès -
Casino
01. Casino
02. En nous la vie
03. Amoureux solitaire
04. Mille fois par jour
05. Le Soupir du Monde
06. Belem
07. Sur ta peau
08. Au dehors
09. Papier carbone
10. Diva

 

A découvrir
Miossec
Miossec
Mickey 3D
Mickey 3D
Renaud - Boucan d'enfer
Renaud - Boucan d'enfer