8/10Manticora - The Black Circus, Part 2: Disclosure

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 23/06/2007
Notre verdict : 8/10 - Un album qui n'est pas du cirque (Ecrivez votre critique)

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Du metal technique qui déménage, c'est par ici.

La chronique d’album est toujours en exercice périlleux, surtout lorsqu’on ne connaît rien dudit disque ou artiste en question. La plupart du temps, il aura suffit d’une jolie note ou d’une mélodie accrocheuse pour vous forcer la main et acquérir l’album en question. S’ensuit alors la découverte d’un groupe, d’un son et de morceaux dont le résultat passe du « mais qu’est ce qui m’a pris de prendre ça » au « waouh, ça cartonne ». C’est ainsi que sans rien savoir de Manticora, je viens de classer ce groupe dans la catégorie des « waouh » après l’écoute de leur sixième album The Black Circus, Part 2 – Disclosure.

Manticora n’en est pas à ses débuts. Vieux de 10 ans, le groupe danois semble posséder aujourd’hui une énorme maîtrise de son sujet. Alliant de purs moments de metal symphonique avec des passages proches du heavy voire du death, Manticora réussit à en mettre plein les oreilles pour tous les amateurs de gros son. A la croisée de différents courants dans le metal, leur musique peut aussi bien être explosive sur des passages dévastateurs qu’atmosphérique sur des sonorités beaucoup plus mélodiques et groovy. Seules ressemblances entre les titres, un rythme toujours rapide, l’envie de montrer leur valeur technique et des instruments bien plus présents qu’un chant pas toujours réussi. Le chanteur avec sa voix parfois un peu haute, dans un style un peu vieillot, peut ainsi en rebuter certains et n’apporte pas grand-chose à des morceaux qui pourraient presque être uniquement instrumentaux.

The Black Circus, Part 2 - Disclosure raconte l’histoire d’une troupe de cirque du siècle dernier et pour en saisir toutes les subtilités, peut-être faut-il écouter auparavant la première partie. Quoi qu’il en soit, cet album s’apprécie parfaitement pour lui-même. Après une petite introduction qui nous amène sous un chapiteau, on rentre directement dans le vif du sujet avec Beauty Will Fade et son riff bien gras qui s’accélère rapidement pour laisser place à du heavy véritablement déchainé. Manticora enchaîne pendant plus de 7 minutes passages violents, refrains accrocheurs et breaks techniques, toujours sous une rythmique monumentale. On retrouve ces mêmes éléments lors de When the Soulreapers Cry, All That Remain, Of Madness in its Purity qui sont néanmoins un niveau en dessous. Quant au progressif Gypsies Dance Part 2, c’est un véritable monument qui alterne à merveille riffs assassins, rythmique à la fois groovy et effrénée et passages plus mélodiques. On retiendra également l’instrumentale Haita Di Lupi, tout simplement énorme au niveau technique. Et au milieu de cet enchevêtrement de metal violent et progressif se cachent des interludes réussis qui calment le jeu et permettent de créer une vraie ambiance.

Cet album de Manticora est à la fois une excellente surprise et une très bonne découverte. Ce groupe possède une impressionnante maîtrise technique qu’il met au service d’un metal puissant et varié. Avis à tous les amateurs de gros son, Manticora risque bien de les enchanter. Quant à moi, je n’ai plus qu’à me procurer la première partie de The Black Circus dénommée Letters.

 

Manticora - The Black Circus, Part 2 -Disclosure

01. Entrance (0:36)
02. Beauty Will Fade (7:32)
03. Gypsies' Dance Part 2 (8:29)
04. Intuneric V (0:35)
05. Haita Di Lupi (2:30)
06. When The Soulreapers Cry (6:40)
07. Intuneric VI (1:16)
08. All That Remain (5:44)
09. Intuneric VII (2:32)
10. Of Madness In Its Purity (6:22)

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