7.5/10Machine Head

/ Critique - écrit par Val Lazare, le 08/04/2003
Notre verdict : 7.5/10 - Burn My Eyes (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 8 réactions

Originaires d'Oakland en Californie, les Machine Head sévissent dans l'univers métal depuis 1992. Malgré de très réguliers changements dans son line-up, Machine Head a réussi à s'imposer sur la scène métal avec 5 albums en 10 ans.

En 1994 sort le très évocateur Burn My Eyes, succès de l'album qui placera Machine Head en première partie de Slayer. Rob Flynn et sa bande (à l'époque composée de Logan Mader à la guitare, Adam Duce à la basse et Chris Kontos à la batterie) nous bombardent un power métal assassin. Technique et agressif, 'Burn my eyes' oscille entre un son Slayer et Sepultura, le côté dynamique en plus. 'Blood For Blood' est un bon exemple de la fureur qu'arrive à déployer Machine Head dans des trames bourrinissimes : intro insoutenable suivie d'une rage déversée à la dernière (et bonne seconde). Impressionant d'efficacité.

The More Things Change, deuxième album de Machine Head débarque en 97. Chris Kontos est remplacé par Dave McClain (un ancien de Sacred Reich). La rythmique fracassante batterie/basse est toujours là, l'effet hachoir à viande aussi... mais Machine Head semble simplement avoir épuisé tous ses trucs et fait preuve d'un manque d'originalité flagrant.
Cette erreur de tir sera bien vite corrigée par The Burning Red (sorti en 99). Machine Head commence à intégrer des sons néo-métal et hip-hop. Sans devenir commercial pour un poil, le band californien nous tourmente alors les oreilles sur une batterie et des vocals bien plus hachées. La transition dans le jeu de Machine Head se poursuit en 2001 avec Supercharger qui oscille franchement entre métal/néo-métal. La dissonance de passages mélodiques suivis de rush instrumentaux est à se jeter contre les murs. Sans atteindre le chaos mudvaynien, Supercharger s'avère être un compromis terrible entre l'ancienne et la nouvelle école du métal.

Enfin, conclusion logique d'une dizaine d'années de bons et loyaux offices, Machine Head nous offre cette année un petit live de derrière les fagots, très gentiment intitulé Hellalive. 14 pistes surtout concentrées sur les deux derniers albums mais qui pourraient également servir de best of au groupe (si l'idée de faire un best of est concevable pour un groupe de métal). On a donc droit sur Hellalive à un rab de 'motherfucker' (live oblige), détail d'un enregistrement assuré par le producteur Colin Richardson (Fear Factory, Cannibal Corpse, les deux derniers Mass Hysteria) qui a travaillé sur la majorité des albums de Machine Head et qui fait ressortir sur Hellalive le potentiel de chaque titre, donnant à tout mélomane qui se respecte une furieuse envie de pogo. Un Machine Head en très grande forme.

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