7.5/10Lostprophets - The Fake Sound of Progress

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 23/12/2004
Notre verdict : 7.5/10 - Pas le son du progrès mais de l'énergie (Ecrivez votre critique)

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Lorsque six gallois décident de se mettre à la musique, cela donne Lostprophets, groupe de fusion-métal comme il y en a eu tant ces dernières années. Mais derrière les quelques grands leaders du genre, pas facile de se mettre en évidence. Pourtant, Lostprophets y arrive et même plutôt bien grâce à quelques atouts qui les différencient des autres.

D'abord, leur style est effectivement très fusion, mêlant allègrement métal, punk, pop ou même hardcore. Ensuite, le groupe possède un élément innovateur en la personne de leur guitariste, Lee Gaze, sûrement pas ultra technique mais très créatif, capable d'inventer des riffs accrocheurs reconnaissables entre mille. Le chanteur, Ian Watkins, est également un élément singulier de par son timbre aigu et nasillard auquel il faut un peu de temps pour s'y habituer. En 2000, le groupe est au complet avec l'arrivée du claviste gueulard Jamie Oliver et peut se mettre au travail avec l'autoproduit The fake soud of progress qui ne sera distribué largement que plus tard suite au succès rencontré.

L'album démarre très fort avec Shinobi VS DragonNinja et son petit riff d'ouverture se musclant très vite. C'est du Lostprophets dans ce qu'il y a de plus classique et de plus efficace. La rythmique est élevée et Ian chante ou gueule comme s'il était enrhumé. The fake sound of progress enchaîne avec son single homonyme et l'on voit par la longueur (6'19) que le groupe ose des titres inventifs et non formatés pour la radio. Là encore, on s'étonne des différents genres présents dans ce seul titre ainsi que de la rythmique tantôt cool, tantôt cassante. L'album se poursuit sur ce même rythme, très fusion et énergique où les scratchs prennent une place importante. Tous les titres sont plutôt bons mais malheureusement assez répétitifs. Seuls la guitare de Lee Gaze (And she told me to leave, Kobrakai, Ode to summer) ou un rythme plus hardcore (The handsome life of swing) permettent aux titres de se détacher de l'ensemble. Cela dit, le groupe possède énormément de fraîcheur, indispensable au style, et l'on voit qu'ils jouent sans se poser de questions. Mais ce qu'ils gagnent en spontanéité, ils le perdent aussi en émotion et en maturité, les mélodies manquant de profondeur et certains morceaux ne sont pas vraiment novateurs. Les titres sont bien sympathiques mais ne dépassent pas ce cadre et ne réussissent pas à s'élever à un stade supérieur.

The fake sound of progress est l'exemple type d'un premier album de groupe de rock avec son résultat brut et très énergique. Les six gallois signent là un opus quelque peu redondant et manquant de maturité mais diablement efficace pour se faire connaître et passer au stade supérieur pour le suivant.

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