Lettre ouverte à M. Pokora

/ Article - écrit par nazonfly (), le 09/09/2016

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Matt Pokora est de retour sur la scène. Avec une reprise. De Claude François. Il fallait que le monde sache !

Matthieu, tu permets que je t’appelle Matthieu hein ? Depuis le temps, j’ai l’impression qu’on se connaît. Après tout, ça fait 13 ans que t’as gagné Popstars avec Lionel et Otis. On a certes perdu leur trace à tes deux acolytes. Mais toi t’es devenu quelqu’un, maintenant t’as un nom en lieu et place du prénom qu’on réserve aux abonnés des télé-crochets. Le nom comme une marque de réussite. Note bien que je n’ai pas franchement suivi ta carrière, tout juste ai-je entendu tes principaux succès comme Elle me contrôle et… euh… bon il doit y en avoir d’autres.

Mais si je t’écris cette lettre, ce n’est pas pour parler de ta carrière passée. En réalité, l’autre jour, je suis tombé sur ta dernière chanson. Enfin quand je dis chanson, c’est surtout une reprise. De Claude François. Alors note bien que je ne suis pas contre les reprises. J’irai même jusqu’à dire que je les aime bien, ces réinterprétations, parfois étonnantes, de titres écrits par d’autres, chantés par d’autres. Il y a même des réussites commerciales certaines, tout le monde a en mémoire Hallelujah, un titre de Leonard Cohen qui a été magnifié par Jeff Buckley. Ou encore, pour rester dans notre beau pays, Les portes du pénitencier de notre Johnny national qui a réussi à ne pas trop bousiller le House of the rising sun des Animals.

Mais, non, toi t’as décidé de reprendre du Claude François. Certes on se rappelle que tu avais fait ton retour sur le devant de la scène avec À nos actes manqués de Jean-Jacques Goldman. Alors tu as dû te dire que c’était une bonne idée de suivre la même voie. Avec du Claude François. Avec Cette année-là qu’avait déjà reprise Yannick en la funeste année 2000. On pourrait laisser tranquillement l’œuvre de Claude François disparaître sans laisser de traces mais il faut toujours qu’un DJ, un animateur de soirée ait l’inspiration étonnante de la passer en soirée. Et maintenant certains vont même jusqu’à ressortir ces titres formolés. On pourra désormais chanter/danser/se pendre sur la version originale*, la version de Yannick et désormais la tienne.

Franchement, réponds-moi les yeux dans les yeux, Matthieu, est-ce bien nécessaire ? Dans toute l’histoire de la musique, il n’y avait pas mieux à reprendre ? En plus, j’ai appris que cette chanson n’était qu’un extrait d’un album à venir. Un album de reprises de Claude François.

* L’honnêteté me pousse à vous révéler qu’en fait, la version originale n’est pas de Cloclo mais de The Four Seasons

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