8.5/10Kwoon - When the Flowers Were Singing

/ Critique - écrit par wqw..., le 14/12/2009
Notre verdict : 8.5/10 - Live on the Kwoon (Ecrivez votre critique)

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Errances en couches délicates, mélodies contemplatives, les arpèges tissent des toiles soyeuses qui entraînent l'auditeur dans des montées en intensité grisantes.

Il y a déjà presque quatre ans, sortait Tales & Dream, un album de post-rock fragile qui, notamment le long des quatre minutes trente de "I lived on the Moon" (dont la vidéo est un moment rare d'animation), laissait paraître un compositeur de musique instrumentale de talent, ondulant entre rêve et rock. 2009, c'est avec une ambition non dissimulée puisque c'est désormais un véritable groupe qui l'entoure, que Sandy Lavallart dévoile la suite de ces aventures sensorielles.

Et l'"Overture" de ce nouvel opus, entrée en matière épique, ne laisse aucun doute quant au degré de progression de Kwoon en quelques années d'expérience et une belle collection de concerts aussi bien en France qu'à l'étranger. Un apprentissage électrique et acoustique qui lui a permis d'acquérir une intelligence de jeu qu'il met aujourd'hui à profit pour entraîner notre sensibilité dans une "grande évasion".

Un royaume où les guitares sont lumineuses, vol majestueux et énigmatique, comme celui des raies dans les profondeurs abyssales. Errances en couches délicates, mélodies contemplatives, les arpèges tissent des toiles soyeuses qui entraînent l'auditeur dans des montées en intensité grisantes. Ici des notes de glockenspiel que l'on égraine, là la gracieuse gravité d'un violoncelle, la délicatesse est au rendez-vous.

La voix de Sandy Lavallart, feutrée comme le murmure d'une berceuse, est régulièrement renforcée de chœurs qui viennent parfaire ces paisible et longues chevauchées ("Frozen Bird", "Schizophrenic") qui rappellent le Radiohead d'OK Computer ou le Sigur Rós des grands espaces. On se laisse séduire par Mia, chanteuse de Satine, qui se joint un instant à la famille Kwoon, pour ouvrir le chemin du "Labyrinth of Wrinch", celui qui mène au sommet qu'est "Ayron Norya", un aboutissement d'écriture.

Sommet, le mot n'est pas innocent car c'est un climat nordique que l'on découvre. Un vent à vous glacer l'échine, des pas qui crissent dans la neige, une respiration un peu difficile, devant l'effort et la rigueur de cet hiver nucléaire... Les fleurs ont disparu (futur proche ?) Toujours est-il que l'on se surprend à relancer When the Flowers Were Singing pour retrouver cette douce chaleur, car cet album à la très grande homogénéité se révèle, au fil des mesures, comme l'une des grandes réussites discographiques de l'année.

 

Kwoon - When the Flowers Were Singing
01. Overture
02. Great Escape
03. Frozen Bird
04. When the Flowers Were Singing...
05. Memories of a Commander
06. Schizophrenic
07. Back from the deep
08. Labyrinth of Wrinch
09. Ayron Norya
10. [untitled]

 

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