7/10The Kooks - Inside in / Inside out

/ Critique - écrit par juro, le 06/03/2006
Notre verdict : 7/10 - Kiss the kook (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 2 réactions

Tirant leur nom d'un titre de David Bowie, The Kooks débarque en France après avoir réussi un petit malheur de l'autre côté de la manche dans la lignée des Arctic Monkeys ou Kill the Young. Les nouveaux « rock bands » anglais ont la côte, c'est certain. Entre titres acoustiques et électriques, les loufoques anglais délivrent un
album éclectique et appréciable. Prénommé Inside in / Inside out, cette première levée prolonge le déferlement des « nouvelles nouvelles stars » succédant à la grande période des Kinks et autres groupes de légende. La simplicité de The Kooks y suffira-t-elle ?

Avec une grosse batterie et des guitaristes loin d'être manchots, The Kooks arrivent à imprimer au cours de l'album une rythmique intense en ce qui concerne les titres rock tout en restant dans un cadre de rock anglais typique. Comme un album fait à la maison. La guitare est la base et quelques passages folk s'imposent par l'introduction de tambourin et de clappements de main. La cohérence de l'album est assez impressionnante pour un si jeune groupe (moins de 20 ans en moyenne d'âge). Pourtant, aucun titre ne sort véritablement du lot malgré de bonnes idées et une volonté de se démarquer par la diversification des genres : funk, ska, etc... La voix possède une originalité non négligeable, clair, légèrement aigu et certainement plus à l'aise sur les titres plus lents, Luke Pritchard ne donne pas la chair de poule mais s'amuse de textes pas encore totalement adultes.  

Seaside est une balades acoustiques minimaliste alors qu'à l'inverse The Kooks est capable de mettre de gros riffs sur See the world pour mettre tout le monde d'accord sur la dominante rock de Inside in / Inside out ou de partir dans un titre plus foufou sur If only. Des titres comme Sofa song, You don't love me ou Ooh la se basent sur l'instrumentation et des gimmicks autrement plus intéressants que des textes aux intentions encore faiblement élevés. Les chevelus trouvent des rythmiques plaisantes comme avec le premier single du groupe Eddie's gun possède les arguments d'insouciance de l'adolescence avec un texte sur les
troubles de l'érection. Un peu comme le reste de l'album cintré sur les histoires d'adolescents et donc de coeur. Des titres comme Naïve ou I want you back présentent une facette plus intéressante musicalement. Un petit goût du premier album du So much for the city de The Thrills se dégage avec cette sorte de joyeuse naïveté possédant une intégrité musicale certaine même si les (bonnes) influences apparaissent parfois très visibles, Supergrass et The Who aux premières places avec une petite touche du London Calling de The Clash pour la tentative de diversifier les genres de l'album.

Peut-être pas aussi rock que les Arctic Monkeys, peut-être moins originaux que Clap Your Hands Say Yeah, The Kooks peut se targuer de fournir un album tout à fait correct et plaisant musicalement qui devrait parvenir à faire remuer les tignasses. Du pop/rock anglais sympa réalisé par une bande de jeunes freluquets qui ne parviennent pas à se détacher de leur éventail de larges connaissances musicales pour devenir incontestable.


The Kooks - Inside in / Inside out

01. Seaside
02. See the world
03. Sofa song
04. Eddie's gun
05. Ooh la
06. You don't love me
07. She moves in her own way
08. Match box
09. Naïve
10. I want you back
11. If only
12. Jackie big tits
13. Time awaits
14. Got no love

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