7/10Jane's Addiction - The Great Escape Artist

/ Critique - écrit par froo (), le 27/02/2012
Notre verdict : 7/10 - L'échappée belle (Ecrivez votre critique)

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L’histoire de Jane’s Addiction aurait pu inspirer les scénaristes Plus Belle la Vie. Fondé en 1985, ce groupe culte du rock alternatif a connu de nombreux rebondissements (séparations, longues pauses, carrières solo, projets divers et variés) et en est maintenant à sa quatrième formation. Après un premier come-back en 2003 avec Strays, passé inaperçu malgré quelques pépites (The Riches, The Wrong Girl), Jane’s revient huit ans plus tard avec The Great Escape Artist, son quatrième album studio en plus de 20 ans (!).

Bouh !

Ce n’était pas gagné d’avance. La formation actuelle (datant de 2008) a vu passer plusieurs bassistes, dont Eric Avery, le bassiste originel qui est reparti très vite, et Duff McKagan qui a participé à l’écriture de quelques morceaux, mais n’a pas fait long feu non plus. La sortie a été repoussée plusieurs fois et lorsque Perry Farrell a annoncé que le nouvel album sonnerait comme du Muse ou du Radiohead (la production est d’ailleurs signée Rich Costey), certains ont eu des sueurs froides.

La grande évasion

L’album a fini par sortir en automne 2011, et, ô soulagement, les doutes se sont évaporés dès la première écoute. Underground, le premier titre, annonce la couleur. Grosses guitares agrémentées de nappes électroniques, ambiance sombre et mystique, prête à embarquer l’auditeur pour un voyage dans l’espace. Le voyage se poursuit au fil des titres, comme Curiosity Kills avec sa ligne de basse hypnotisante, le planant Irrestible Force, l’épique (ou presque) Splash a little water et le frénétique Words right out of my mouth pour finir. Les 40 minutes que dure l’album passent trop vite et l'atterrissage est douloureux.
Best friends forever

Jane’s Addiction a pris un tournant, mais on retrouve tout de même les ingrédients caractéristiques du groupe, à commencer par la voix de Perry Farrell, reconnaissable entre toutes, les guitares guitar-hero-esques de Dave Navarro et les thématiques mystico-psychédéliques. On sent que le groupe a repris la main. D’ailleurs, la couverture est de nouveau l’œuvre du chanteur. Il y a un concept (autour du thème de l’évasion), une personnalité — probablement ce qui manquait à Strays.

Certes, The Great Escape Artist n’a pas l’envergure d’un Ritual de lo Habitual ou d’un Nothing’s Shocking et manque de titres cultes comme Jane Says ou l’épique Three Days, mais l’album est la preuve que le groupe a encore beaucoup d’énergie et de bonne musique à revendre. On n’attend plus qu’une chose, c’est de les revoir enfin sur scène en France et on croise les doigts pour qu’ils ne se séparent pas aussi vite que les fois précédentes.


Jane's Addiction - The Great Escape Artist

01. Underground
02. End to the lies
03. Curiosity kills
04. Irresistible force
05. I'll hit you back
06. Twisted tales
07. Ultimate reason
08. Splash a little water on it
09. Broken people
10. Words right out of my mouth


En écoute : Irresistible Force (attention, ça pique les yeux)


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