5/10Guano Apes - Planet of the Apes DVD

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 06/08/2005
Notre verdict : 5/10 - On nous prend parfois pour des singes (Ecrivez votre critique)

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Guano Apes vient de splitter et BMG n'est pas près de se séparer de sa vache à lait. Après le Best-of, la maison de disque sort quelques mois plus tard un DVD nommé Planet of the Apes censé faire le point sur le groupe. C'est le 2ème DVD du quartet allemand après Don't give me names qui contenait l'album du même nom, un live à Amsterdam et tous les clips tournés jusque là. Autant dire qu'il n'y a pas grand-chose de bien différent sur celui-là.

Le DVD commence pourtant sur une bonne impression. High nous accueille dans un menu principal où l'on voit tout ce que l'on peut visionner. Entre le reportage, les interviews, les clips, le live et les bonus, je choisis le live. Pas de chance, leur prestation a été réalisée au festival Sudoeste au Portugal pendant la tournée de promotion de Don't give me names en 2000. La majorité des titres en est donc issue et on n'aura pas droit à une seule chanson de leur dernier album. Le live débute sur No speech et on n'en croit pas ses oreilles tant le son est nullissime. On augmente le volume, on vérifie ses branchements, on se dit qu'il y a un problème quelque part. Et bien non, même pas. Parmi tous les concerts disponibles, les gens qui ont fait ce DVD en ont choisi un au son exécrable et complètement aseptisé. On n'entend absolument pas la guitare, il n'y a aucune puissance et Sandra est en petite forme, tout comme le reste du groupe qui ne bouge pas beaucoup. Incroyable d'avoir préféré cette prestation tant elle est dénuée d'intérêt.

Passons aux clips, Sugar skin est en musique de fond (miam) ce qui permet de vérifier que les branchements du lecteur sont bien corrects. Il faut noter que le réalisateur a déjà travaillé avec Rammstein (Sonne, Ich will, Mein Teil, ...) et que le bonhomme est doué. You can't stop me se déroule dans un cirque, Pretty in Scarlet dans une vieille bâtisse et Quietly est loin d'être calme compte tenu de ses nombreuses explosions. Le making-of est disponible pour ces trois titres. Sing that song n'est qu'un live et Break the line permet de voir le groupe dans sa dernière époque. Il faut rajouter à cela Kumba Yo et Dödel up, deux titres complètement délirants aux clips que le sont autant avec un autostoppeur traîné par les pieds derrière une voiture (ton comique, rassurez vous) pour le premier et un dessin animé très flashy pour le second.

Les bonus sont intéressants et auraient dû se trouver sur le best-of. On a droit à trois titres inédits qui sentent bon les premiers essais avec Wasserfliege, Score et 3° under (celui-là est à zapper). C'est frais, plein d'entrain et ça fait du bruit. Bref, c'est tout bon. On retrouve également les démos de Get busy (pour une fois qu'ils ne l'oublient pas), Rain, Suzie et Tribute. Et comme tout cela n'est que de l'audio, on a droit à un diapositif de photos envoyées par les fans. Une bonne idée de faire ça. Une partie multimédia est également disponible et permet de suivre quelques concerts de l'époque de Don't give me names (encore).

Il reste encore à voir le reportage et les interviews. Cette deuxième partie aurait pu être plus poussée. Elle propose un petit discours (environ 6 minutes) de chaque membre et on aurait préféré qu'elle prenne la forme d'un entretien allant davantage au fond des choses. Tout est en allemand et heureusement qu'un sous-titre anglais est disponible.
Il reste à voir le petit film consacré au groupe qui alterne extraits vidéo, clips et interviews. Celui-ci dure un peu plus d'une heure et est d'une qualité variable. Il commence de fort belle manière avec le démarrage du groupe. On y voit Henning et Dennis tout jeunes, le premier concert du groupe (une belle cacophonie) et les progrès effectués jusqu'au premier album. Le reportage enchaîne sur la réalisation de Don't give me names et la tournée mondiale qui s'en est suivie. Electric nights et Kiss the dawn accompagnent merveilleusement les extraits vidéo, au contraire de clips déjà trop vus. La suite est bizarrement consacrée à Dödel up où on en diffuse un live du Rock am Park (voilà un vrai show avec un son impeccable et un groupe en pleine possession de ses moyens, Stefan se coinçant même un bermuda sur la tête) et à Kumba Yo où le clip est rediffusé. Pas nécessaire tout ça. On enchaîne sur Walking on a thin line et la diffusion de Quietly. Encore une fois, pourquoi ne pas mettre autre chose, par exemple Scratch the pitch chanté a capella que l'on pouvait apercevoir sur leur site internet ? On finit sur leurs prestations live avec Dick (le même que sur le live) et le clip de Sing that song. On retiendra au final des paroles intéressantes qui en font apprendre un peu plus sur le groupe mais pourquoi choisir des images déjà vues et revues ?

Planet of the Apes sent vraiment le DVD sorti juste profiter jusqu'au bout d'un groupe qui marche. On dira qu'il y a le strict minimum à savoir les clips, quelques chansons nouvelles et un reportage acceptable. Mais pourquoi le live est-il si pitoyable et pourquoi toujours mettre en avant Don't give me names ? Tant pis pour le DVD, on le garde en souvenir et on réécoutera une nouvelle fois Walking on a thin line.


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