8/10Guano Apes - Live

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 05/08/2005
Notre verdict : 8/10 - Not really quietly (Ecrivez votre critique)

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Fort de l'excellentissime Walking on a thin line, le groupe de rock/fusion/metal (oui tout ça) allemand Guano Apes a sorti fin 2003 un live de leur prestation au Palladium de Cologne. Le concert s'étant déroulé pendant la tournée de promotion de leur troisième et meilleur album, on a droit à une prestation de haut niveau. Au programme : 20 titres dont quelques perles ainsi qu'un DVD pour les chanceux ou les braves.

Pour vous faire une petite idée de ce groupe méconnu en France, Guano Apes c'est une voix féminine surpuissante et variée accompagnée d'une basse déchaînée, d'une guitare mélodique et d'une batterie explosive. Ce live nous permet de goûter à ce merveilleux cocktail survitaminé en y retrouvant le dynamisme de leurs titres fusion ainsi que leurs puissantes mélodies. Le son est excellent, chaque instrument est à sa place, y compris la voix si particulière de Sandra Nasic qui nous fait une démonstration de chant. La set-list est inspirée et la prestation particulièrement énergique. Place au concert.

Le live débute sur Quietly, superbe troisième single de Walking on a thin line qui séduit par sa mélodie lente laissant sa place au mur de grattes et au chant envoûtant de Sandra lors du refrain. La machine Guano Apes est bien partie et enchaîne sur No speech et Money & Milk, sortis de Don't give me names. Même si ces chansons sont bonnes et réussies, on se rend tout de même compte qu'elles n'arrivent pas au niveau de ce qui se fait sur le dernier album. Le côté énergique prend le dessus sur l'émotion et la puissance, le résultat faisant bouger mais sans jamais toucher le coeur. On fera ce même constat tout le long de ce live et l'on préfèrera largement Pretty in Scarlet, Sugar skin, You can't stop me, Scratch the pitch et Diokhan au reste. A ce titre, Scratch the pitch et surtout Sugar skin sont excellentissimes (je pèse mes mots) et mériteraient que l'on achète l'album rien que pour elles. Ces titres sont surpuissants, agressifs, mélodiques, totalement dépressifs et pourtant d'une chaleur inouïe. Personnellement culte.
Hormis ces perles, Guano Apes enchaîne les classiques et les titres plutôt fusion entre We use the pain, Living in a lie, Open your eyes, Dick, Sing that song, Mine all mine, Big in Japan, Dödel up (avec une longue intro fort plaisante), Wash it down, Gogan et Lords of the boards. Étonnamment, ce dernier titre ne sonne pas bien puisque le groupe l'a un peu modifié avec un refrain beaucoup moins percutant. A côté de cette avalanche de tubes, on retrouve le sympathique Move a little closer, bien plus entraînant en live qu'en studio.

Une version DVD de ce concert est également disponible. Pour se la procurer, il a fallu se jeter sur l'album lors de sa sortie mais il est encore possible de l'obtenir en le commandant sur Amazon. Pour quelques euros, autant rajouter le DVD, d'autant plus qu'il est très bien fait. La set-list est quasiment similaire, Wash it down étant remplacé par l'instrumental et plutôt bourrin Trompeter, et Gogan par le délirant rap-metal de Kumba Yo. La réalisation est bonne, loin d'être épileptique et l'image est impeccable, tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc. A voir rien que pour le jeu de basse et l'énergie déployée par tous les membres même si le guitariste reste un peu statique.

Le live de Guano Apes est à se procurer les yeux fermés pour tous les fans du groupe. Pour ceux qui ne connaissent pas, écoutez d'abord Walking on a thin line, l'un des meilleurs albums de ces dernières années. Avec une set-list quelque peu arrangée, moins fusion et davantage tournée sur la mélodie avec des titres comme Maria, Rain, Never born, Get busy, Innocent greed, Heaven in your eyes, Anne-Claire, Kiss the dawn, High, Plastic mouth ou Storm (ça en fait des tubes) on aurait pu avoir une merveille. Mais contentons-nous déjà de ce bel opus.

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