6/10Four, le bien-nommé quatrième album de Bloc Party

/ Critique - écrit par Lopocomar, le 27/08/2012
Notre verdict : 6/10 - Entre mièvrerie et énergie subsiste Bloc Party. (Ecrivez votre critique)

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Bloc Party revient de loin. Les dernières nouvelles officielles émanant du groupe traitaient de l'album solo électro de Kele Okereke le chanteur. En backstage se jouait une autre prestation, celle du reste de la bande qui cherchait un autre gars capable de faire des vocalises ! Histoire pour créer le buzz ou fait avéré, le split était envisageable et lorsque Kele l'a su, ils ont tous décidé de mettre les choses à plat et de repartir pour un nouvel album que voilà.


A un cercle près, on avait les anneaux olympiques.

Le single Octopus, easy-listening, était efficace sans forcer, avec sa voix passée à travers une passoire et ses solos de guitares qui partent dans les étoiles comme au firnament des 80's. Les anglais aiment à surprendre leurs auditeurs en démarrant avec l'un des titres les plus énergiques. Plein d'espoir, on peut donc se dire que le groupe a enfin décidé de faire un album pied au plancher et quitter cette image émo qu'ils se sont eux-même accolée. Un virage qui tourne court puisqu'une pelletée de morceaux mièvres nous attendent au tournant avec les Real Talk, Truth ou encore The Healing. Quatre morceaux mièvres à la voix chevrotante qui montent déjà l’addition au tiers de l'album.

Ce n'est pas le dernier morceau franc du collier et bordélique qui réveille après une série de titres mélos comme ils savent - trop - bien les faire. Parfois les vieilles influences reviennent comme le très Smashing Pumpkins Real Talk ou alors les nouveaux succès les inspirent comme Temper Trap avec Day Four. D'autres titres comme Coliseum essaie de brouiller les pistes avec son introduction aux couleurs de rock sudiste pour enchaîner avec un rythme bas du front un brin débile. Ou que dire de cet ultime We are not Good People qui se charge de réveiller les foules avec la salve la plus énergique de l'album. On notera également les quelques passages de studio où on entend Kele parler entre deux prises comme lors du dernier Suck it and See des Arctic Monkeys...

A l'heure du constat, le verdict est facile : c'est le meilleur album depuis le premier. Certes, mais le tout ne sent pas toujours l'authenticité. La quête du morceau efficace sent parfois trop la recette appliquée et une propension globale à ne pas arrêter les titres niais pour faire pleurer les filles. A croire qu'ils ont signé un partenariat avec Kleenex et les maquillages waterproofs. Mais je suis sûrement un peu dur avec ce groupe que j'avais découvert il y a 8 ans en première partie d'Interpol dans un concert lillois. Si ce Four ne marquera pas mon été, il n'y a pas à douter qu'il trouvera la route du succès...

Tracklist, avec en gras les 3 titres "préférés" de votre serviteur :

01. So He Begins To Lie
02. 3X3
03. Octopus
04. Real Talk
05. Kettling
06. Day 4
07. Coliseum
08. V.A.L.I.S.
09. Team A
10. Truth
11. The Healing
12. We’re Not Good People

 


A gauche la guitare se perd dans un cosplay de Johnny Greenwood et Kele joue la caution rock avec son t-shirt d'un groupe méconnu de Seattle.

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