8/10Fountains of Wayne - Welcome Interstate Managers

/ Critique - écrit par Emeric, le 31/12/2003
Notre verdict : 8/10 - Intéressant (Ecrivez votre critique)

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Quand des new-yorkais décident de faire de la pure british pop, ca donne welcome interstate managers ! Simple imitation ou véritable création originale ? A vous de juger, mais quelques sérieux atouts permettent d'affirmer que les Fountains of Wayne sont là pour relancer un style dont certaines icônes n'y font plus que de la figuration : out Oasis, exit Blur : here is FOW, play and listen !
Les FOW ne sont pourtant pas des débutants, ils pointaient même déjà le bout de leur nez avec "Sink to the Bottom", "Survival Car" extrait de leur premier album (éponyme) ainsi que Utopia Parkway (1999). Les deux leaders Adam Schlesinger et Chris Collingwood reviennent donc sur le devant de la scène en espérant y rester durablement.

Fidélité et simplicité résument l'ensemble. En effet très fidèle à l'esprit pop dans les thèmes et les mélodies mais ils apportent leur personnalité pour créer la touche novatrice qui fait que l'on accroche rapidement. L'avantage de ce style de musique c'est qu'il s'écoute sans difficultée, les cellules grises ne sont pas trop sollicitées : amour déçu, alcool... c'est finalement la vie de tous les jours pour certains d'entre nous qui nous est contée sur les 16 titres de welcome interstate managers. On apprécie cependant des thèmes moins conventionnels comme le mec qui tombe amoureux de la mère de sa copine, ou bien l'histoire d'un quaterback (football américain), Fow nous propose même en entrée un excellent "mexican wine" très détonnant ("he was killed by a cellular phone"), n'y aurait-il pas cachée une petite autocritique de nos sociétés de consommation hyper pressées ? Les sujets abordés ne sont très certainement pas si anodins que ça.

Les mélodies très cohérentes dans l'ensemble suivent un peu le même chemin, à la fois simples (refrain et air facilement mémorisables) et efficaces : les morceaux sont bien distincts. En effet chacun développe sa propre particularité mais sans changement brutal le tout basé sur un traditionnel basse-gratte (Jody Porter)-batterie (Brian Young).
On apprécie également les interventions discrètes du clavier notamment sur l'excellent "stacy's mom" qui illustre à lui seul l'intégralité de WIM. La ballade de "Hackensack" nous renvoie une image très paisible étrangement semblable à celle créée par nos frenchies de Tahiti 80. Un brin nostalgique ("Valley winter song"), country ("Hung up on you"), ou bien dans l'esprit des Bee Gees ("Halley's waitress") les FOW nous en font visiter du pays !
Cependant on a l'impression que ce quatuor tranquille à force de ne vouloir déranger risque bien de se faire oublier sans connaître le succès des Coldplay ou Travis qu'ils méritent amplement.

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