Fantômas - Concert à l'Elysée Montmartre

/ Compte-rendu de concert - écrit par Loic, le 08/06/2004

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Vendredi 28 mai 2004, 20 h 30 à L'Elysée Montmartre, Paris. Flat Earth society vient de quitter la scène, après une prestation sympathique, mais faisant un peu trop penser à du sous Mr Bungle. De toute façon, je n'étais pas venu ici pour eux, mais pour voir la prestation de l'un des plus grands groupes de rock actuel, l'un des (nombreux) groupes de Mike Patton : Fantômas. On l'aura attendue longtemps, la venue du grand Mike à Paris, après l'annulation du dernier concert de Tomahawk qui aurait dû avoir lieu dans la même salle. Je ne suis pas ici pour remuer ce souvenir douloureux, mais pour enfin assister à un de ses concerts.

Bref, les membres de Flat Earth society ont quitté la scène depuis maintenant un bon quart d'heure, et l'attente se fait longue pendant les balances, où Patton daignera faire lui-même les réglages de ses micros et autres instruments électroniques. Puis soudain, les lumières s'éteignent, sous les acclamations du public, présent en nombre ce soir. Les musiciens arrivent un à un sur scène, se mettent à leur place, saisissent leurs instruments, et commencent à jouer l'intro, ou devrais-je dire le début de Delirium Cordia. L'ambiance dans la salle devient immédiatement irréelle, on observe enfin en live les expérimentations du groupe, et l'on comprend presque d'où viennent les sons étranges que l'on avait découverts sur le disque. Mais une fois la surprise digérée, c'est l'ennui qui s'installe dans la salle, car même si Delirium Cordia est un très bon disque d'ambiance il supporte mal l'épreuve de la scène. En effet, on appréhende assez différemment la même musique (puisque les musiciens réussissent l'exploit de rejouer presque à la perfection leurs morceaux) si l'on est allongé dans son lit, ou debout dans une salle surchauffée, serrés les uns contre les autres. Heureusement, quelques morceaux du premier disque, Amenaza Al Mundo, ainsi que d'autres, plus rares encore du second album viennent s'intercaler de temps en temps entre deux passages de Delirium Cordia, qui n'ont d'intérêt en live que pour les performances de l'extraordinaire Dave Lombardo, incroyable de vitesse et de précision derrière ses fûts.

Au bout de trois quarts d'heure, les quatre musiciens quittent la scène, et c'est presque à regret que nous les revoyons revenir, après cinq minutes de pause. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait derrière la scène pendant ces cinq minutes, ni quels produits ils ont absorbés, mais ce rappel n'a rien à voir avec les 45 minutes passées. Exit Delirium Cordia, et vive la folie des deux premiers albums, où la voix de Patton peut enfin s'exprimer ! Le public réagit immédiatement, et commence enfin à se réveiller et à bouger dans tous les sens, pendant un petit quart d'heure. Car après deux ou trois chansons fantastiques, Mike se targue d'un petit « Au revoir, à bientôt », et le groupe quitte la scène pour de bon.
Pour résumer ce concert, deux "première parties" assez médiocres, pour un quart d'heure de pure folie, pour presque 25€, j'appelle ça un peu de l'arnaque. Cependant, connaissant le dernier album et la personnalité de Patton, on pouvait s'y attendre.

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