8/10Fairyland - Of wars in Osyrhia

/ Critique - écrit par Lestat, le 05/06/2003
Notre verdict : 8/10 - carré, mais prometteur (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 7 réactions

Il était une fois une terre que les Dieux nommèrent Osyrhia. Ils créèrent sept autres continents autour de cette terre. Sur chaque continent, ils mirent un Roi et à chaque Roi, ils donnèrent une pierre.
Les habitants d'Osyrhia vivaient dans l'opulence et tant de richesse ne pouvait qu'entrainer de l'envie.

Il vint un démon nommé Cenos, au coeur rempli de jalousie. Accompagné de fidèles toujours plus nombreux, il défia les Dieux et sema mort et désolation au sein des sept continents. Les Dieux joignirent alors leurs forces et firent front à Cenos. Les âmes damnées de Cenos et de ses fidèles furent enfermées durant un siècle. Dans leur grande sagesse, les Dieux donnèrent aux sept pierres continentales un pouvoir puissant, permettant au peuple de se protéger et de garder les âmes damnées de Cénos et ses disciples dans leurs tombes.

Bien qu'effrayé par le pouvoir des Pierres, Cénos essaie toujours de rallier les habitants d'Osyrhia à sa cause diabolique. Bientôt, l'Armageddon sera proche.

Il est prédit qu'un jour, un jeune homme recevra le pouvoir des pierres et guidera le peuple dans son combat contre le ténèbres.

Un siècle s'est maintenant écoulé et le démon se réveille lentement. Dans son sommeil agité, un jeune homme reçoit d'étranges rêves...


C'est cette histoire troublée que nous compte avec maestria Fairyland, groupe de métal mélodique français.
Après quelques crises d'identité (le groupe changea trois fois de nom) et une démo plutôt prometteuse, Fairyland, composé de Philippe Giordana, Anthony Parker et Willdric Lievin, engage la chanteuse Elisa C Martin (du groupe espagnol Dark Moor) et signe ici un très bon premier album sur Nothing to Say, label où l'on retrouve par exemple Stratovarius.
Of Wars In Osyrhia nous narre la lutte des habitants d'Osyrhia face à la menace grandissante du démon Cénos, à la manière de ménestrels modernes, mêlant guitares lourdes, choeurs grégoriens, violon, orgue, flûte, et autres instruments et rythme médiévaux, le tout agrémenté de la belle voix d'Elisa. Les membres masculins ne sont pas en reste et sans offrir de véritable duo, permettent de belles alternances, notamment lors de choeurs. Musicalement, Fairyland n'est pas sans faire penser aux Italiens de Rhapsody, dont l'influence est indéniable.
L'album est superbe, montant d'épiques textes sur des mélodies d'une redoutable efficacité, tantôt planantes, tantôt entraînantes.

On se plonge une heure durant dans un univers teinté de fantastique et de magie, écoutant l'histoire de cette contrée où finalement, on aimerait bien se trouver. Sans être révolutionnaire, la musique de Fairyland est très plaisante à écouter. Aucun morceau n'est en deçà d'un autre, et l'on trouve quelques perles comme le magnifique « Rebirth », le péchu « A Dark omen » ou encore l'étrange « the army of the White Moutains », surprenant morceau totalement instrumental, démontrant parfaitement que parfois, l'on peut aisément se passer de mots. S'il est préférable de comprendre l'anglais pour se plonger totalement dans cet univers irréel, Of Wars in Osyrhia ne manque également pas de saveur en écoute d'ambiance.

Bien sûr, on pourra toujours reprocher le schéma un peu répétitif des morceaux et le manque d'audace de l'ensemble : Rhapsody n'est décidément jamais très loin.

Il n'empêche, il serait dommage de rater ce voyage séduisant empruntant à l'univers de l'Heroic Fantasy. Le groupe a du talent et Elisa Martin une très belle voix. Si Fairyland parvient à se démarquer de Rhapsody et à trouver ce petit grain de folie qui fait les grands groupes, gageons que les quatre musiciens iront loin. Très loin.

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