5/10Elista fait l'amour, pas la guerre

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 26/02/2011
Notre verdict : 5/10 - Elista fait l'imbécile (Ecrivez votre critique)

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Franchement, cela ne nous fait pas plaisir de mettre une mauvaise note à un album, mais là ce n'est pas possible de passer outre. Après deux albums de bonne, voire très bonne facture, Elista s'est planté en beauté avec son troisième opus, certes pas complètement nul, mais juste très moyen malgré un ou deux bons titres.

Elista roule sa bosse depuis bientôt dix ans dans le monde des artistes qui n'ont pas (encore?) percé au niveau national. Après deux albums reconnus par la critique (Elista en 2003 et La folie douce en 2006 crédités respectivement de 8,5 et 8 sur Krinein, gage de qualité certaine), les voici de nouveau en selle avec un troisième opus L'amour, la guerre et l'imbécile, censé se rapprocher de l'atmosphère de leur album éponyme aux chansons plus pop, plus acoustique après l'évasion rock de La folie douce.

Mièvrerie décevant

Malheureusement au lieu de faire dans la chanson pop-rock plus que sympathique du premier album, Elista verse au contraire dans une mièvrerie des plus décevantes. Certes il est important de noter que Le royaume des
Elista, saute-moi au cou !
cieux
, en délaissant le pop-rock sautillant pour une musique plus sombre, est réellement une très bonne chanson, que la pop de Ton serment passe plutôt bien ou que la ballade tranquille de La ballade criminelle est doucement agréable aux oreilles. On peut aussi extraire L'amour, la guerre et l'imbécile et, en étant gentil, l'essai légèrement latino de Seul & sans défense. À côté de ces quelques titres réussis, le reste se traîne souvent entre la chanson d'amour pop-rock trop classique (La part de toi), la rengaine datée (Et si, au pire), la ballade inégale (Devine) pour laisser une sensation désagréable.

Soupe d'amour

Mais ce qui est le plus étonnant avec Elista, c'est qu'avec ce nouvel album, le groupe semble avoir complètement perdu la faculté d'écrire de bons textes. Là encore on exclura Le royaume des cieux aux paroles tristes et désabusées ou La ballade criminelle dans laquelle la rencontre entre une musique enjouée et des paroles très dures est vraiment intéressante. Pour le reste, il s'agit d'amour, d'amour et encore d'amour (La part de toi, la bien nommé La Saint-Valentin, Ton serment). Et franchement l'amour, on en a un peu soupé, surtout quand les textes n'apportent rien de plus que les habituels textes sur ce thème. Mais le summum de l'horreur est encore Seul & sans défense, écrite en réaction à la venue sur Paris de provinciaux... Une chanson qui tire vers le bas le reste de l'album.

 

Elista a le courage et la volonté de changer d'univers musical à chaque album, quitte à prendre le risque de laisser sur le bord du chemin leurs anciens fans. La transition entre les deux premiers CD s'est faite sans problème mais la transition vers L'amour, la guerre et l'imbécile est plus ardue. Même si, d'après les mots de Thomas, le parolier, l'idée était que les chansons fonctionnent dès la première écoute, force est de constater qu'il n'en est rien. Du début à la fin ou presque, ce nouvel album est une déception. Alors réécoutons Elista ou La folie douce en attendant.

Elista – L'amour, la guerre et l'imbécile

01. La part de toi
02. La Saint-Valentin
03. La ballade criminelle
04. Ton serment
05. Seul & sans défense
06. L'amour, la guerre & l'imbécile
07. Des couleurs à ta robe
08. À la manière d'un météore
09. Devine
10. Et si, au pire
11. L'amour sale
12. Le royaume des cieux

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