8/10Editors - An End has a Start

/ Critique - écrit par Vincent.L, le 24/06/2007
Notre verdict : 8/10 - La faim du début (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 4 réactions

And End Has a Start, deuxième opus du groupe Editors, reprend là où The Back Room s'était terminé. La formation réalise un sans faute absorbant.

Qui a dit que l'été était la saison des vacances ? Une saison où l'on serait censé se reposer, ne plus penser à ses soucis et aux noirceurs du quotidien ? Avec leur deuxième opus, sympathiquement intitulé And End Has A Start, le groupe anglais Editors marque un retour percutant, tout aussi ténébreux textuellement et rayonnant musicalement que le premier album. Deux ans après le remarqué (et remarquable) The Back Room, venu squatter nos serviettes de plages à la fin du mois de juillet 2005, les quatre potes de Birmingham nous jouent le même cocktail de new wave sombre et largement ondoyante. La formule magique n'a pas évolué. Les influences de Joy Division, Echo and the Bunnymen et The Chameleons sont toujours bien présentes et rappellent aux plus jeunes la nécessité de jeter une oreille sur ces groupes capitaux.

L'erreur n'a pas sa place

Sur ce nouveau disque, le groupe a su effacer ses errances et ses doutes. Il propose dix titres bourrés d'énergie, d'une positivité (forcément) atténuée par les textes, où les guitares électriques exposent leurs envolées dans une jouissance contenue par la maîtrise des limites du noisy. Devant un tel talent et une telle réussite musicale, on ne peut que se lever, taper des mains, danser comme des délurés, hurler son contentement et en redemander jusqu'à plus soif. Peu importe ainsi que le titre éponyme à l'album, An End Has A Start puisse rappeler certains riffs du premier opus. Peu importe aussi que les sonorités soient souvent les mêmes, tout comme les intentions. C'est diablement efficace, vigoureusement mélancolique et bien écrit.

Nouveauté non négligeable de l'opus, les ballades progressives s'imposent comme de gigantesques pièces musicales dépressives où la beauté mélodique atteint des sommets (The Weight of the World, Put Your Head Towards the Air et Well Worn Hand, une des plus belles chansons piano-voix écrite récemment). Si l'on additionne à cela des singles implacables construits avec une précision aigue et totalement destinée aux dancefloors indé (Bones, The Racing Rats, Escape the Nest) et des monuments rock étendus, variés et transporteurs (When Anger Shows, Spiders), Editors propose une panoplie variée où l'erreur n'a pas sa place. Comme en plus la voix du chanteur Tom Smith se permet de belles variations, on s'étonne de ne rien avoir à ajouter après ces dix titres.

 

Editors - An End Has A Start
01. Smokers Outside the Hospital Doors
02. An End Has a Start
03. The Weight of the World
04. Bones
05. When Anger Shows
06. The Racing Rats
07. Push Your Head Towards the Air
08. Escape the Nest
09. Spiders
10. Well Worn Hand

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