7.5/10Dilated Peoples - 20/20

/ Critique - écrit par Toma, le 13/03/2006
Notre verdict : 7.5/10 - 20/20 (Ecrivez votre critique)

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Formé en 1992 de Rakaa et Evidence, le groupe prendra le nom de Dilated Peoples lorsque DJ Babu des World Famous Beat Junkies, les rejoint en 1997. "Back again for the very fourth time", le trio de la côte ouest, plus précisément de Los Angeles, sort son quatrième album après The Platform en 2000, Expansion Team en 2001 et plus récemment Neighborhood Watch en 2004.

Le nouveau Dilated Peoples prend le nom de 20/20, titre un peu prétentieux mais qui souligne, d'après eux, le fait qu'ils se soient recentrés sur le hip-hop tel qu'ils le conçoivent, celui avec lequel ils ont commencé sans toutefois refuser une certaine évolution: "a toast to the past but here's to the future".

Dès le premier morceau de l'album, Back again, produit par The Alchemist, les deux MCs imposent le rythme, poussés par les scratchs made in DJ Babu. Pour les fans, on peut même entendre B-Real de Cypress Hill balancer quelques "in the house again" mais pour cela je vous conseille vivement de voir le clip, plutôt sympa entre parenthèses.

On enchaîne avec You can't hide you can't run, son soul toujours bercé par les mix de Babu, qui encourage à profiter de la vie avec l'esprit "Any day your last day might come".
Alarm Clock Music se veut moins optimiste sur la situtation actuelle, sur ce monde où un certain Georges W Bush vient d'obtenir quelques années de plus pour quelques guerres encore, un monde où ils seraient peut être temps d'arrêter les gangs et autres guerres de quartiers.

Si l'ambiance sonore est déjà sombre, ce sont surtout les flows lents et graves de trois MCs (Defari invité en featuring) qui donne à Olde English une image terne, sinsistre de l'industrie musicale. Même ambiance sur Another mission où, sur un son stressant voir oppressant Evidence prend seul le micro pour un morceau sans refrain.

Talib Kweli est invité sur l'excellent Kindness for weakness où Dilated Peoples se montre plus agressif, règle quelques comptes et remet les choses en place dans le milieu du rap business.

Autre featuring de qualité mais surtout original, le jamaïcain Capleton chante avec Rakaa sur Firepower et redynamise cette fin d'album après les plus calme Rapid Transit, The eyes have it et Satellite Radio. Le morceau contraste totalement avec le reste de l'album mais y trouve tout à fait sa place grâce à ce parfait duo.

Dj Babu s'offre The one and only l'avant dernier morceau de l'album où seules ses platines et ses scratchs sont présent et ce avant d'arriver, déjà, au dernier titre 20/20 qui conclu avec pêche cet album.


Alors à la question, la perfection, le fameux 20 sur 20 a-t-il été atteint, que faut-il répondre ? Je n'en sais rien. Je pense que cet album nécessite plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur. On ne pourrait d'ailleurs pas vraiment dire à l'avance quels sont les singles de l'album. Il s'agit d'un opus, non pas à contre courant, mais qui repart sur les bases d'un rap plus ancien auquel il faut se réhabituer, un rap où on reconnaît le DJ comme un véritable élément du groupe et dont les scratchs sont aussi important que la voix des MCs.
En bref c'est un album définitivement à écouter pour se faire son propre avis.

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