9/10Destruction in yr soul, le sublime version Hospital ships

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 21/11/2013
Notre verdict : 9/10 - Flottile pop (Ecrivez votre critique)

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Jordan Geiger, ex-Shearwater, nous livre avec Destruction in yr soul un album qui parvient, en 9 titres entre feu et glace, à atteindre le sublime.

Venez, venez participer au voyage mystique et planant de Hospital ships, véritable navire brillant comme une étoile au firmament. Au long des 9 titres que propose l'album Destruction in yr soul, Jordan Geiger nous emmène avec lui dans un monde qui rappelle par certains aspects Sigur Rós. La sublime Remaining light a cet aspect hors du temps, hors de l'espace, hors du monde finalement, qui nous séduit chez les Islandais : la musique délicate du titre laisse toute la place à la voix de Geiger qui, telle celle d'un ange, s'élève au dessus de notre pauvre condition humaine, nous montre le chemin d'un ailleurs meilleur et nous remplit d'une félicité mélancolique. Le genre de titre que l'on peut écouter et réécouter sans jamais se lasser.

Instants de grâce

Évidemment comme ce titre clôt l'album, on ne peut que rester sur cette impression magnifique et adouber Destruction in yr soul les
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yeux fermés, d'autant plus que l'album est parsemé d'instants de grâce comme Lost folk song où la guitare sèche soutient avec perfection la voix cassée, éraillée, toujours à la limite et néanmoins enfantine de Geiger. Un titre qui, une nouvelle fois, nous touche au cœur car touché empreint de cette nostalgique beauté qui mêle larmes et sourire.

Entre feu et glace

À côté de ces deux pépites, les autres titres auraient pu sonner fades ou convenus mais ce n'est pas le cas, la faute à des compositions pop-rock qui savent jouer avec une élégance certaine et une puissance maîtrisée comme le montre Come back to life qui nous met tout de suite dans le bain, comme le montre aussi la petite pépite pop If it speaks qui explose comme il faut sur la fin ou comme le montre encore (et nous aurons fini avec cette horrible phrase à rallonge) Joan of Arc qui fait apparaître des beats crades et des distorsions sur une guitare sèche. Et si vous voulez un exemple plus précis, n'hésitez pas à visionner Servants, entre feu et glace, ci-dessous.

Avec Destruction in yr sould, l'armateur Hospital ships nous envoie une flottille pop-rock menée par deux rutilants morceaux, de ceux qui sont du genre à vous hanter encore et encore. Une réussite assurément.

Point fort : Remaining light vous l'aurez compris

Point faible : il va vous falloir écouter Remaining light tout seul

En écoute, Servants :

Hospital ships – Destruction in yr soul

01. Come back to life
02. Joan of Arc
03. If it speaks
04. Desolation waltz
05. Gallows
06. Lost folk song
07. All yr gold
08. Servants
09. Remaining light

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