Après avoir mis dans nos petites oreilles émerveillées son très joli premier album, The Delano Orchestra n'avait plus qu'à nous démontrer que A Little Girl, A Little Boy tenait aussi bien la route sur scène que sur disque. C'est chose faite, mission accomplie, objectif atteint, oreilles subjuguées. Voilà, c'est dit. Maintenant qu'il n'y a plus aucun suspense, on peut commencer par le commencement.
Ponctuelle comme un réveille-matin zélé, je me présente à l'entrée de la Boule Noire à 20 heures tapantes, pour m'apercevoir que le public est encore pour le moins clairsemé. Tant mieux, pour une fois ça m'évitera 
Le chanteur de My Broken Frame de pester contre la mer de têtes et de cheveux (surtout quand ils sont longs et bouclés) qui m'oblige habituellement à chercher un promontoire pour espérer y voir quelque chose. Je m'affale donc sur l'un des bancs qui longent les murs latéraux de la salle et patientejusqu'à l'arrivée sur scène de la première partie : My Broken Frame. Un trio dont personne ne s'étonnera qu'il ouvre un concert des Delano Orchestra, puisque la veine est la même - mais l'inspiration, un peu moindre. On retiendra de tout ceci une jolie atmosphère intimiste, une voix chaude et enveloppante, un drôle de violoncelliste aux grandes paluches qui ne s'en sort pas trop mal finalement, et une rythmique feutrée pour accompagner tout ça (et une petite pensée émue et compatissante pour un pauvre petit fa bécarre perdu et vite noyé au milieu d'une forêt de fa dièse qui a dû ressentir un grand moment de solitude). Bref, c'est classique, mais ça se tient plutôt bien.

The Delano OrchestraRe-affalement sur un banc en attendant The Delano Orchestra, public toujours aussi clairsemé, allées et venues sur la scène, derniers réglages, et la lumière s'éteint enfin. Et là, aucun doute, ce sont les premières notes de Frozen Lake qui se font entendre. Un peu vexée que le groupe attaque directement par mon morceau préféré, alors que j'avais espéré que celui-ci serait gardé pour la fin, donnant lieu à une belle explosion bruitiste à laquelle sa construction se prêterait fort bien, je suis tout de même forcée d'admettre que le titre fonctionne tout aussi bien en live que sur disque, même si l'exécution reste à mon goût un peu trop sage et similaire à celui-ci. Heureusement, mes craintes seront vite dissipées : les titres suivants sont réarrangés d'une très belle manière, laissant la place à des montées en puissance bien plus radicales et fréquentes que sur la galette dont la plupart des titres sont issus. The Delano Orchestra confirme ainsi ce que l'on soupçonnait déjà, à savoir que c'est dans les envolées orageuses et les explosions émotionnelles post-rock qu'il est le plus convaincant et le plus saisissant.

D. DelanoLa voix fragile et murmurée de Derek Delano fait opérer sans difficulté son charme indescriptible, malgré quelques hésitations sur la justesse au début de certains morceaux (oui, je chipote), mais sur scène le véritable point fort du groupe est ailleurs. A la gauche du chanteur, le plus souvent. Avec, entre ses mains, une trompette. Et quand la trompette atteint les lèvres de son propriétaire, c'est pour donner naissance à des soli d'une douceur ronde et cuivrée, beaucoup moins en retrait que sur le disque, qui transportent les chansons tout droit dans une autre dimension. Pour tout dire, je suis tellement captivée que j'en oublie presque de m'approcher de la scène pour prendre quelques photos (ce qui est loin d'être évident avec ce drôle d'éclairage et le matériel dont je dispose).

Le trompettiste magiquePendant ce temps, I Miss a Bird prend le temps d'achever la montée en puissance esquissée sur l'album, toujours bien aidée par la trompette magique, Lucky Star et son solo de guitare hypnotique prend également un relief surprenant, et même les balades purement folk et acoustiques sont joliment exécutées. Voir des titres comme An Idea of the End prendre une ampleur insoupçonnée est tout simplement un immense plaisir. A noter l'incursion, vers la fin du set, de Ken Stringfellow (Posies, REM), qui nous racontera sa rencontre avec le Delano Orchestra et l'histoire de leurs atomes crochus musicaux. Et qui accompagnera au piano les derniers morceaux du groupe. Quel final ! J'avais espéré que Frozen Lake conclurait le set dans un feu d'artifice d'émotion et d'électricité, ce sera finalement le dernier titre de l'album qui s'en chargera, et avec une efficacité redoutable (mention spéciale à un thème de trompette à tomber par terre, porté par des vagues de guitares et de claviers qui vous submergent littéralement, si seulement ce genre de moments pouvaient ne jamais prendre fin...)
Pour finir, Ken Stringfellow et sa belle voix claire et puissante, tellement opposée à celle de Delano que c'en est presque indécent, viendra conclure le concert avec quelques uns de ses titres, d'abord seul au piano puis à nouveau rejoint par The Delano Orchestra. Le courant passe à merveille, les musiciens se font plaisir, et nous aussi. Alors quand le concert s'achève et qu'on pense que pendant ce temps chez les voisins, à la Cigale, certains se sont farci (volontairement !) un concert de Christophe Willem, on se dit que c'est bien dommage qu'ils ne se doutent pas de ce qu'ils ont raté. On aurait pris un malin plaisir à les voir s'en mordre les doigts...

Clip du jour : Burn it down de Linkin Park
Welcome to Hotel William Child Bird T.2
Sanctum T.2
Mélusine - Tome 20 - Envoûtement
Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Le Berceau des Esprits - T.3
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril





