4/10Daniel Powter - Turn on the lights

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 27/09/2012
Notre verdict : 4/10 - Il a ri Powter (Ecrivez votre critique)

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Un gars les cheveux mi-longs nous fixe depuis son fauteuil blanc, le costume deux pièces propret malgré un noeud-pap négligemment détaché. Autant dire
Avant j'avais un bonnet... mais c'était avant.
que cette pochette ne nous évoque rien, ni en bien, ni en mal. Puis on met le CD sur la platine (oui sur Krinein on a encore des platines CD) et là débute Cupid, première chanson d'amour, assez mièvre à base de clap-clap gentillets, de voix qui fait Éh Ohoho comme un vulgaire Christophe Mahé et de paroles du type « You're the perfect part of me, you're the oxygen I breathe, you're a superstar ». Mince, qu'est-ce qu'on a donc reçu ? À la réflexion ce nom, Daniel Powter, nous dit vaguement quelque chose. Un petit tour sur le web pour (re-)découvrir qu'il est l'interprètre de Bad day qui avait fait plus que son petit bonhomme de chemin en 2005, le genre de ballade romantique idéale pour emballer. À condition que la fille/le gars ne soit pas trop regardant sur la qualité de la musique. Enfin ne soyons pas mauvaise langue : il y a de la qualité dans la musique de Daniel Powter, celle qu'on retrouve chez tous les bellâtres romantiques qui envahissent la radio et qui feront généralement un titre ou deux, parfois un peu plus mais qui ne resteront pas dans les annales. Entre ici Bryan Adams, lui aussi canadien comme Daniel Powter, ou encore James Blunt, même si on accordera un peu plus de crédit au Britannique.

Sensible et sentimental. Au secours quoi !

Mais revenons à nos moutons. Rien de franchement novateur dans ce Turn on the lights. Les titres s'enchaînent sans surprises et l'album est tel qu'on peut se
Ça se voit que c'est cliché là ?
l'imaginer : des violons, du piano, de la guitare sèche, une belle voix légèrement traînante et triste, des paroles gnan-gnan, l'idéal pour des soirées romantiques un peu moisies. Parfois on est même presque emmené par le truc comme sur What I meant to say plutôt réussi. Encore que ça voudrait dire que le reste de l'album n'est pas réussi. Il n'en est rien : il est franchement réussi... dans son style sensible et sentimental. À l'exception toutefois de Birthday suits qui ajoute des beats grésillants et des sons à la limite des cloches de Noël (au secours quoi !) et de Crazy all my life qui se la joue franchement dancefloor pour un résultat désastreux. Enfin désastreux, là encore le terme est sans doute un peu exagéré. Il est idéal pour ce qu'il a été créé : bouger gentiment son popotion entre les Sunlights des tropiques et le dernier Rihanna/Beyoncé. Le rythme electro-disco n'étant franchement pas notre tasse de thé, c'est plutôt un ennui profond suivi d'un dégoût réel qui nous a petit à petit submergé.

Turn on the lights est donc à réserver à ceux qui aiment la pop sucrée des chanteurs lisses : le Powter de Bad day a troqué son bonnet pour des cheveux mi-longs, un fait qu'il faut apparemment noter comme étant le seul intérêt de ce nouvel album. Bref si vous avez aimé Bad day, vous aimerez certainement Turn on the lights (sauf les deux titres suscités, faudrait pas déconner!). Sinon vous pouvez largement passer outre.

En écoute Cupid

Daniel Powter – Turn on the lights

01. Cupid
02. The day we never met
03. Crazy all my life
04. Come back home
05. Best of me
06. Selfish
07. If only I could cry
08. Except the blue
09. Birthday suits
10. What I meant to say

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