7.5/10Daisybox - Polyester

/ Critique - écrit par wqw..., le 23/05/2008
Notre verdict : 7.5/10 - « Toujours pas mort ! » (Ecrivez votre critique)

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Daisybox dans ces mésaventures semblent avoir reçu un salutaire électrochoc, réalisant son album le plus rock et sans aucun doute à ce jour, le plus excitant !

On a bien cru à la fin de Daisybox.

Après un certain succès rencontré avec son premier album, Organic, et une tournée en première partie d’Indochine, de gros grains de sable dans les rouages
ont provoqué une longue traversée du désert. L’affiliation au groupe de Nicolas Sirkis dont on ne se défait pas comme ça, un deuxième album très anecdotique, une maison de disque absente, la désillusion en major et surtout le départ de son guitariste.

Le groupe a du vivre à peu près en une fois, tout ce qui peut arriver de pire dans le milieu… et pourtant les revoilà comme si de rien n’était, bien campés sur leurs pieds avec un troisième opus qui sent bon le souffre. Sans doute faut-il y voir l’opiniâtreté des fans, dernier rempart, en France, en Belgique, en Finlande mais aussi, et surtout, en Suisse et au Mexique.

Peut-être aussi Scott Greiner, producteur de Polyester qui les a suivis suffisamment en amont pour que son travail résonne aujourd'hui comme le plus abouti sur album, loin de la froide et impersonnelle réalisation de Steve Lyon (Depeche Mode, The Cure, The Creatures…). Une cohésion qui pourrait presque
le faire passer aujourd'hui pour le quatrième membre de Daisybox aux côtés des frères Nicolas et d’Anne-Lise Pernotte.

Avec un titre comme un étendard, Toujours pas mort, une claire envie d’en découdre, ils gratifient leur public de douze nouvelles chansons avec une fraîcheur qu’on ne leur connaissait pas, ou tout du moins, qu’au fil du temps, on avait oublié. Une basse bien ronde et nonchalante, une batterie qui aligne les kilomètres, des guitares teigneuses. Le chant a perdu de ses manières pour aller à l’essentiel. Les textes parfois désabusés, jouent sur une dérision noire de bon ton, qui traduit un discernement nécessaire à une écriture de qualité. L’habillage est soigné et sexy, ici du satin, là de la dentelle, des adolescentes en polyester et puis un piano faussé qui s’affole au bout d’une résille.

Daisybox dans ces mésaventures semblent avoir reçu un salutaire électrochoc, réalisant son album le plus rock et sans aucun doute à ce jour, le plus excitant !

 

Daisybox - Polyester
01. Polyester

02. Dentelle
03. One Again
04. Virus
05. Satin
06. Sourd
07. Le Dessert
08. A part ça
09. Résille
10. Conclusion
11. Toujours pas mort
12. Mythique Cowboy

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