8/10Le Cri de la tour à Voisins-le-Bretonneux - Edition 2003

/ Critique - écrit par Loic, le 21/05/2003
Notre verdict : 8/10 - Le cri de la tour (Ecrivez votre critique)

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La tour prend l'air est l'un des principaux festivals plein air de musiques actuelles des Yvelines, accueillant sur deux jours des groupes de metal, rock, reggae... La version 2002 avait accueilli entre autres Mass Hysteria, Benabar, Sanseverino, les Stereotypical Working Class, Tiken Jah Fakoly... Malheureusement, pour des raisons bassement financières, la tour prend l'air n'a malheureusement pas pu avoir lieu cette année. Mais au lieu de se laisser aller, les organisateurs de ce festival décidèrent quand même d'organiser une manifestation au même endroit, à savoir dans le très beau cadre de l'espace Decauville à Voisins-le-Bretonneux, de moindre ampleur certes, puisque se déroulant sur une seule soirée avec des groupes moins connus. A l'affiche de ce premier festival Le cri de la tour (et espérons qu'il soit le dernier et que la tour prend l'air cinquième du nom pourra se dérouler sans accroc l'année prochaine), nous trouvons deux groupes locaux, Underground Railroad et Ambryo, et trois groupes plus connus, The Pookies, les Stereotypical Working Class et Artsonic.

Ce fut à Underground Railroad que revint la dure tâche de commencer les festivités de cette soirée résolument rock. Ce trio étonnant composé d'une guitariste, d'un bassiste et, ce qui est assez rare pour être signalé, d'un batteur chanteur, bien qu'assez timide au début, devint de plus en plus sûr de lui au fur et à mesure que la fosse se remplit. Le bassiste et la guitariste occupent très bien l'espace laissé vacant par un chanteur en retrait derrière ses fûts. Ils finirent leur set dans la pure tradition grunge, en martyrisant leurs instruments, en slidant violement les cordes de guitares avec les baguettes du batteur occupé à renverser ses toms et grosse caisse. Quant au bassiste, c'est avec une planche de skateboard qu'il attaqua son instrument. Il nous confia plus tard qu'il avait pris sa planche car il n'avait pas de robinetterie sur lui !

Après 45 minutes de concert, ils laissèrent leur place aux punks de The Pookies, qui exécutèrent un set bien carré, avec un son plus que correct, même s'ils n'ont pu avoir que cinq minutes de balance, leur batteur étant arrivé très en retard. Mention spéciale pour le look de leur guitariste, en chemise cravate, avec des pattes démesurées et ray ban. La classe !

Une heure plus tard, c'était au tour d'Ambryo de monter sur scène, et ce fut la bonne surprise de la soirée. Malgré leur peu d'expérience, ce groupe a déjà une vraie présence sur scène. Qu'on aime ou pas leur musique (qui se rapproche un peu trop de celle de Pleymo à mon goût), il est indéniable que ce groupe connaît bien son sujet. C'est avec regret qu'on les vit quitter la scène. Vous pouvez d'ailleurs télécharger gratuitement une vidéo live du groupe pendant leur concert sur leur site.

Mais ce sentiment se dissipa dès les premières notes de « tu pues du cul », chanson d'intro des Stéreotypical Working Class, l'une des deux têtes d'affiche. Nous avions déjà eu l'occasion de les voir l'année dernière à la tour prend l'air, et que de changement en un an ! Le groupe est passé du statut de petit groupe à découvrir à tête d'affiche. Leur comportement sur scène a également changé, la communication avec le public passe mieux, ils ont pris plus d'assurance. Ils nous offrirent un concert sans accroc.

Mais le groupe que (presque) tout le monde attendait était Artsonic. C'était en effet l'une de leurs premières dates en Ile de France depuis le départ de leur ancien batteur et l'arrivée d'Edgar, ex batteur de Lofofora, et depuis la sortie de leur dernier album, le très bon Hacktivist. Et tous les fans étaient impatients de pouvoir écouter enfin en live les nouvelles compositions ainsi que la prestation d'Edgar. Même si les nouvelles chansons rendent très bien en live, et même si le nouveau batteur connaît les morceaux sur le bout des doigts, le fait marquant de ce concert reste la bonne ambiance présente, tant sur la scène que dans le public. Des blagues de plus ou moins bon goût fusèrent des deux côtés des barrières entre les chansons, mais surtout, pour la chanson none, tous les membres des premiers groupes montèrent sur scène pour chanter avec Sylvain, et par la suite, certains revinrent de temps en temps pour foutre un joyeux bordel, mais l'apothéose eut lieu lors de la dernière chanson, quand le groupe invita tous ceux qui le voulaient à monter sur scène pour un final éblouissant, clôturant à merveille cette très bonne soirée.

Saluons au passage les organisateurs qui ont effectué un travail formidable, et les groupes présents tout le long des concerts, pour signer des autographes et discuter avec le public.

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