Concert à la Cité de la Musique de Paris - 30/11/2004

/ Compte-rendu de concert - écrit par wqw..., le 08/12/2004

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Scofield, malgré son statut de doyen, n'en est pas moins fougueux et le fait de jouer en permanence debout avec sa guitare accentue l'énergie qui se dégage de son jeu.

A l'instar d'un Bill Frisell ou d'un John Abercrombie, avec lesquels il est d'ailleurs ami, John Scofield fait partie des virtuoses de la guitare qui sont passés par une école, à l'heure où les puristes criaient au scandale. Souvent attiré par le blues, le rock ou le funk, son éclectisme séduit dès son plus jeune âge Gerry Mulligan, Charles Mingus, Barry Burton. Mais c'est en 1982, qu'il est projeté à l'avant-scène, lorsqu'il rejoint Miles Davis qui se tourne vers lui pour retrouver les racines du blues.

John Scofield
John Scofield
Des choix payants qui font de lui un incontournable de la guitare dans le jazz. C'est ainsi qu'à cinquante-trois ans, la Cité de la Musique lui rend hommage pendant une semaine. Nous avons eu la chance de pouvoir assister à la première soirée. Et pour l'occasion, il était entouré d'une jeune garde scandinave, celle du pianiste-claviériste norvégien Bugge Wesseltoft.

Autant dire que l'on se plaçait sous l'égide de l'electro-jazz. Ainsi aux traditionnelles basse-batterie, tenues respectivement par Ole Marten Vaagan et Andreas Bye, se sont greffés un percussionniste, Rikard Gensollen, et un DJ, Jonas Lonna. Sur ce tapis de beats et autres rythmiques, Scofield et Wesseltoft dialoguent en toute sérénité et le moins que l'on puisse dire c'est que tout le monde prend son pied.

Scofield, malgré son statut de doyen, n'en est pas moins fougueux et le fait de jouer en permanence debout avec sa guitare aux oreilles de Mickey (de type ES335 pour les puristes), accentue l'énergie qui se dégage de son jeu. Pourtant pas d'esbroufe, il sait aussi s'effacer parfois pour observer, le sourire aux lèvres, ces jeunes talentueux.

Les sons crépitent, Wesseltoft en chef d'orchestre, lance des boucles, des parasites, Scofield sample sa guitare, laisse ses doigts filer sur son manche. Les phrases sont échevelées, les sons distordus, les rythmiques explosives. Sur un écran géant, des images du guitariste passées sous effet ou des vidéos d'archives des années 1930. Le public jubile et trépigne. Alors en guise de remerciement Scofield et Wesseltoft nous gratifient d'une reprise de Ray Charles, Crying Time. Merci !

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