8/10Collins (Phil) - Face Value

/ Critique - écrit par Filipe, le 06/08/2002
Notre verdict : 8/10 - Face Value (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire

A cinq ans, il avait un tambour entre les mains. A neuf ans, fier de ses passages assez précoces à la télévision et à la radio, il joue dans l'orchestre d'un club nautique. A 13 ans, il fait partie des figurants du premier film des Beatles, A Hard Day's Night. A 14 ans, il interprète Artful Dodger dans une adaptation théâtrale d'Oliver Twist. Et un beau jour, il devient le batteur du groupe Genesis mais continue à enregistrer avec un autre groupe, Brand X.

En 1981, il entame une carrière en solo et enregistre son premier album: 900 000 exemplaires de Face Value se vendront, seulement en Grande Bretagne.

And I can feel it coming in the air tonight, Oh Lord
I've been waiting for this moment for all my life, Oh Lord
I can feel it in the air tonight, Oh Lord, Oh Lord
And I've been waiting for this moment all my life, Oh Lord, Oh Lord
(In The Air Tonight, Face Value)

L'année suivante, son deuxième album, Hello, I must be going, se hisse à la deuxième place des charts.

I remember mama said
You can't hurry love
No, you'll just have to wait
She said love don't come easy
Well, it's a game of give and take
You can't hurry love
No, you'll just have to wait
Just trust in a good time
No matter how long it takes, now break!
(You can't hurry love, Hello, I must be going)

En 1985, No Jacket Required restera pendant 5 semaines au sommet du hit-parade britannique et surtout 7 semaines aux Etats-Unis. Phil Collins multiplie les concerts. Phil Collins est sacré meilleur artiste variété et meilleur artiste masculin; son album est sacré album de l'année aux Grammies de 1986.

Give me one more night,
Give me just one more night
Oh one more night,
Cos I can't wait forever
(One more night, No Jacket Required)

En 1989, alors que Phil Collins vient d'interpréter le premier rôle dans Buster, la sortie de son nouvel album, But Seriously, est un triomphe aussi bien en Angleterre qu'aux Etats-Unis. Les prix du meilleur artiste et du meilleur album lui reviennent aux American Music Awards de 1991.

She calls out to the man on the street
"Sir, can you help me?
It's cold and I've nowhere to sleep,
Is there somewhere you can tell me?"
He walks on, doesn't look back
He pretends he can't hear her
Starts to whistle as he crosses the street
Seems embarrassed to be there
Oh think twice, it's another day for
You and me in paradise
Oh think twice, it's just another day for you,
You and me in paradise
(Another Day in Paradise, But Seriously)

En passant par les Etats-Unis, il ne manque pas l'occasion d'apparaître dans Hook de Steven Spielberg. Phil Collins a un avantage majeur sur tous les autres compositeurs et interprètes de son temps: son parcours est atypique, riche de rencontres et d'expériences pour le moins hétéroclytes. Le cinéma, la télévision, la musique.

Une star du monde. Son regard azuréen ressort, sa carrure a ses idoles. Reste sa tendre voix, douce, maternelle. Restent les mots qu'il emploie, ce romantisme exacerbé dont il fait preuve vers après vers, rime après rime. Et puis restent ses multiples talents de musicien: au piano ou au clavier, aux percussions, il est omniprésent.

Deux albums ont retenu mon attention: Face Value, d'abord, avec d'entrée le célèbre In The Air Tonight. Teinté d'amertume, l'album est un recueil de récits de passions diverses, de moments pleins de tendresse, d'amour. Et très calmement, à sa manière il plante le décor. Indéniablement, on se détend sur les airs de This Must Be Love et on tape du pied en suivant le rythme de fête de Behind The Lines et de Hand in Hand. You Know What I Mean saura être apprécié à sa juste valeur par les plus romantiques. A noter les remarquables Tomorrow Never Knows, reprise des Beatles, et If Leaving Me Is Easy.

Second album que vous saurez, je l'espère, apprécier: même façon de faire, mêmes propos. Une nouvelle fois, Collins redonne au rhythm&blues une deuxième vie et s'amuse à raffiner son propre style. Une entrée en matière plus vivante qu'à l'accoutumée avec Hang In Long Enough laisse entrevoir une oeuvre plus mature, toujours aussi sentimentaliste mais moins fermée, plus... plus... plus, quoi! Phil Collins et ses quatre mains, au micro, au keyboard et aux percussions pour That's Just The Way It Is: un moment de solennité extrême. Intensité que l'on retrouve avec Something Happened On The Way To Heaven, Colours et le célèbrissime Another Day In Paradise. Mais ce qui procure encore davantage de bonheur, c'est cette impression d'avoir profité d'un travail complet, achevé. L'album est un tout et aucun morceau ne déçoit, chose qui devient de plus en plus rare à observer aujourd'hui.

Je préfère m'arrêter ici et ne point trop commenter plus en avant le travail de M.Phil Collins. Les mélodies et les paroles parlent d'elles-mêmes. Sa carrière est à l'image de l'homme. Un professionnel, intéressé, talentueux, engagé, sincère. Quel soulagement de pouvoir compter sur ces deux albums pour décrasser son cerveau des hits commerciaux multi-rerererediffusés sur toutes les radios, ces hits auxquels on fait tout pour échapper mais qui finissent toujours par nous rattraper et qu'on finit même par fredonner au volant de sa voiture.

Parce qu'en fait, des artistes comme Phil Collins, on n'en fait plus beaucoup.

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