8/10Astings - The Return of the Swinging Monkeys

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 03/02/2009
Notre verdict : 8/10 - Canabisless (Ecrivez votre critique)

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Astings réussit une délicate alchimie entre rock anglais des années 90 et psychédélisme des années 70 n'est pas une mince affaire, surtout quand on est un groupe français. Bravo !

Astings fait son petit bonhomme de chemin depuis déjà 6 ans. Après la création du groupe en 2003 dans la cité portuaire du Havre, ils sortent leur premier EP Where all begins en 2004, suivi un an après par un deuxième EP sobrement intitulé Astings. Après avoir signé sur le label Z Factory Records en 2008, ils sortent enfin un premier album en janvier 2009, The return of the swinging monkeys, qui vient d'atterrir chez Krinein. En avant toute pour découvrir Moe (chanteur), Pierre (guitares, chanteur, claviers), Ben (basse et choeurs), César (guitares et choeurs) et Dany (batterie).

 

Anglais et psychédélique, la formule magique

Astings au grand complet
Astings au grand complet
Vous pouvez d'ores et déjà ressortir vos pattes d'ef', vos grosses lunettes fumées, vos imprimés à gros ronds oranges et votre panoplie de fumeur de joints ! Astings se meut sans hésiter entre un rock typiquement anglais rappelant ces myriades de groupes de la perfide Albion et un rock lorgnant en direction des seventies. Ces petits français ont en effet su saisir toute l'essence du rock anglais, hérité des mélodies des Beatles, et c'est presque sans surprise qu'on entend en filigrane Supergrass (Happy gipsies, soit plus de 4 minutes de bonheur qui se terminent par un emballement digne des meilleures fins de concerts), The Verve ou encore Oasis (There & there) au long de cet album remuant les tripes (Too many monkeys, Same old story). Mais plus encore que ces quelques références d'il y a déjà plus de 10 ans, Astings s'appuie sur la musique psychédélique des années 70, période bénie s'il en est ! L'aérien et éthéré In my odyssey nous ramène ainsi dans le passé mais nous fait surtout décoller pour redécouvrir un rock spatial que n'aurait pas renié le Ziggy Stardust de Bowie. Une fusée psyché 100% matière synthétique qui nous emmène dans de lointaines contrées colorées et enfumées de substances illicites (Runaway).

 

Quelques fausses notes et un tambourin magique

A  vrai dire, The return of the swinging monkeys est un très bon album et ne contient que deux ou trois fautes de goût, des ballades mielleuses comme Just wanna love qui, heureusement, ne parviennent pas à déprécier le reste de l'album. Amy river notamment se permet de débuter de manière poussive (oserais-je dire qu'on penserait presque à une bluette de Boys band ?) pour se terminer, fort heureusement, de plus belle manière avec une guitare venue enfin prêter main forte au tambourin. Ce tambourin d'ailleurs ne peut que rappeler Brian Jonestown Massacre, le groupe culte de Anton Newcombe, qui réussit lui aussi à faire renaître ce rock psyché des Floyd ou de The Who. Comme une évidence, l'album se termine dans une ambiance "soirée entre hippies de l'an 2000, autour d'un feu de bois" par une ballade au style douceâtre au nom si typiquement flower power, Garden of love.

Comme Guillaume le Conquérant mettant à genoux Harold Godwinson, dernier roi anglo-saxon d'Angleterre lors de la bataille d'Hastings, Astings pourrait facilement mettre le pied outre-Manche et envahir le pays du rock avec leur musique à la fois  tellurique et céleste. On espère en tout cas entendre bientôt reparler de ce groupe prometteur de la scène française, mais pas franchouillarde !

 

Astings - The return of the swinging monkeys

01. Happy gipsies
02. 7
th sky
03. Too many monkeys
04. Foolin' away (Feel the sunshine)
05. Just wanna love
06. Same old story
07. Amy river
08. The other side
09. In my odyssey
10. There & there
11. Runaway
12. Garden of love

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