7.5/10Arteries shaking - Burning streets

/ Critique - écrit par nazonfly (), le 21/11/2012
Notre verdict : 7.5/10 - Goudron fondu (Ecrivez votre critique)

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Sur Krinein Musique on aime toutes les musiques. On vous parle assez souvent d'electro, de rock français mais finalement assez peu de punk.

Los Angelaix-les-bains

Voici un honteux oubli réparé avec la critique de Burning streets de Arteries shaking - Burning streets
DR. Un gars
Arteries shaking même si l'album date d'avril 2012. Un opus tout de rouge et noir vêtu, comme une bonne vieille affiche de Che Guevara. Pas de doute, ce sont bien des punks. Et pas des punks à roulette même si le début de Burning streets, qui ouvre l'album éponyme, pourrait y faire penser, quelque part entre Blink 182 et les premiers The Offspring. Arteries shaking appuie d'entrée sur la pédale d'accélérateur : « release my violence, the streets are burning » nous clame le groupe originaire d'Aix-les-Bains (oui oui ça serait quand même plus crédible s'ils étaient de Los Angeles !). Mais Empty sheet ménage déjà le palpitant sur un mode plus cool, du genre à se laisser glisser sur un bon vieux skate aux couleurs d'Arteries shaking ; il faut dire qu'une chanson basée sur la panne d'inspiration, la page blanche, ne pouvait qu'être un peu plus tranquille.

Pogoteurs torse nu et luisant

Field of my past reprend un peu la flamme, à cela près qu'une voix Arteries shaking - Burning streets
DR. Un autre gars
rocailleuse, en mode Mötörhead, vient prêter main forte au principal chanteur et qu'une courte plage se la joue progressif avant que la double pédale ne reprenne du service. On retrouvera d'ailleurs la voix rocailleuse sur White car ainsi qu'un hurlement de bel aloi tandis que là aussi Arteries shaking appuie légèrement sur le frein pour un passage punkogressif. On aurait pu espérer mieux d'un titre comme Mental jail : si le titre est détonant, la mise en œuvre musicale est pour le moins un peu en deça du reste de l'album. Au contraire d'Utopy qui maîtrise l'arrosage balistique par voie de guitare. Soul seller est bien plus traditionnelle avec le mélange de voix hurlées et l'obligatoire passage doux, celui qui permet aux pogoteurs torse nu et luisant de reprendre un poil leur souffle avant de repartir à l'assaut de leurs confrères.

Brûlot punk

Peu de choses à dire sur un Fast lane qui aurait pu figurer sur la Arteries shaking - Burning streets
DR. Un troisième gars
discographie des nombreux groupes punks qui voient le jour ici et là. L'efficacité est là, le morceau tape comme il faut. Rise sera idéale pour lever le poing dans l'atmosphère moite de transpiration d'une salle de concert : « time for crashing down » pourrez-vous hurler avec le groupe. Arteres shaking nous quitte avec Salvation prayers qui, je vous le donne en mille, est un brûlot punk (oui le brûlot est toujours punk, c'est comme ça), classique, précis, puissant avec ce qu'il faut de mélodie pour toucher l'auditeur.

 

Les albums punk se ressemblent souvent un peu. Ce truisme se vérifie une nouvelle fois avec Burning streets de Arteries shaking. Mais ne faisons pas la fine bouche. Quand on aime le punk, on aime se sentir dans ce cocon rassurant qui nous secoue dans tous les sens.

 

Arteries shaking – Burning streets

01. Burning streets
02. Empty sheet
03. Field of my past
04. White car
05. Mental jail
06. Utopy
07. Soul seller
08. Fast lane
09. Rise
10. Salvation prayers

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