Animal Collective - Concert au Cabaret Sauvage - Paris - 23/10/2007

/ Compte-rendu de concert - écrit par arth, le 06/11/2007

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Outre la postérité du vacarme, Animal Collective c'est aussi des mélodies à mourir. On ne sait plus sur quel pied danser tellement les crampes viennent.

Phénomène undeground depuis quelques années, Animal Collective reste l'OVNI le plus médiatisé du milieu. Du milieu où porter un masque de chèvre est essentiel pour sa crédibilité, où jouer très fort des sons incongrus mais dansant d'une certaine manière est élémentaire. Ce soir au Cabaret Sauvage, beaucoup d'invités sont là, pour décrire la chose, pour dire "T'as vu Animal Collective en concert? trop dingue hein ?".

Humains après tout ?
Humains après tout ?
Quelques verres de vin plus tard après mon arrivée et une première partie vide, Panda Bear et les autres débarquent sous les chaleureux applaudissements d'une salle qui pue la bière et le rhum. Sans masque, les trois magiciens éxecutent leur tour avec la précision chirurgicale d'un James Murphy au pays des Bisounours sous quaalude. Le moins que l'on puisse dire c'est que la musique d'Animal Collective est expérimentale. Et par là je pense totalement à "pas simple d'accès". Beaucoup décrivent leurs concerts et leurs albums comme du foutage de gueule, comme une branlette d'étudiants d'arts appliqués, comme un chaos non maîtrisé voué au hasard. Que peut-on répondre ? Oui ? Parce que c'est vrai, sauf pour l'histoire de la maîtrise, mais ce qui émane de la scène, c'est un chaos sonore foutrement bien arrangé, qui arracherait à un dyslexique un sourire de compréhension. Ils gesticulent tous, les bras fixes sur les instruments mais leur tête fait office de métronome, pour les gens dans la salle qui s'y perdent. Ils sont dans la musique, et si toi tu ne rentres pas dedans aussi, ce n'est pas la peine de juger. Voilà peut-être aussi pourquoi la salle puait tant l'alcool. Félicitations à ceux qui y arrivent sans, et félicitations à ceux qui ont compris comment écouter Animal Collective. Revenons à nos moutons.

Outre la postérité du vacarme, Animal Collective c'est aussi des mélodies à mourir. Plus douces que Battles, plus chaotiques qu'LCD Soundsystem, on ne sait plus sur quel pied danser tellement les crampes viennent, abassourdi par la déferlente musicale et l'enchainement de morceaux qui ne figurent pas sur les albums sortis. La sensation de découvrir des titres est euphorisante quand on danse.
Alors les Animal Collective méritent-ils une telle attention des hipsters ? Oui parce que les hipsters sont sournois et ont compris avec qui il fallait trainer aujourd'hui pour être dans le coup, là où sont définitivement les Animal Collective.


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